La guerre en Ukraine sera le sujet principal lors du sommet du G7, prévu mardi à Évian, où le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera présent. Les discussions tourneront autour de la capacité des alliés américains à convaincre Donald Trump, encore hésitant, de marquer son soutien au président ukrainien face aux ambitions de Vladimir Poutine.
Le Moyen-Orient figure également en tête de l'agenda des dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Ils se réuniront pour un déjeuner de travail centré sur les crises dans cette région, en proie à la guerre américano-israélienne contre l'Iran. Des nations comme l'Égypte, les Émirats arabes unis et le Qatar, ayant joué un rôle de médiateurs dans les négociations entre Washington et Téhéran, ont été invitées.
Dès mardi matin, Zelensky participera à une réunion axée sur la paix et la sécurité en Ukraine et en Europe. Il espère également rencontrer Trump en tête-à-tête.
Le président américain a, pour sa part, affirmé avoir eu une discussion constructive avec les deux chefs d'État, Zelensky et Poutine, et a évoqué la possibilité d'initiatives pour mettre fin au conflit. Malgré cela, il reste accaparé par les tensions avec l'Iran et n'a pas prévu de rencontre bilatérale.
Après des attaques récentes de la Russie ayant causé au moins 11 morts à Kiev, Zelensky a renouvelé son appel à une plus grande pression sur Moscou et à un soutien accru pour les capacités de défense aérienne ukrainiennes.
Les dirigeants européens et canadiens continuent de montrer leur soutien, notamment avec des annonces récentes du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a déclaré que le Royaume-Uni allait fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine et renforcer les sanctions contre la Russie.
Starmer a aussi condamné les « frappes barbares » de la Russie, annonçant une intensification des efforts pour couper les ressources nécessaires à la guerre de Poutine. D'ailleurs, une source gouvernementale italienne a souligné que l'Ukraine demeure une priorité pour son pays.
António Costa, président du Conseil européen, a évoqué l'importance de l'unité et de la détermination du G7 pour mettre fin à la guerre et établir une paix juste et durable. De son côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué la résistance de l'Ukraine, qui a su regagner partiellement du terrain et frapper des cibles stratégiques en Russie.
Depuis le début du conflit en 2022, l'Ukraine a fait des progrès significatifs dans le domaine de la défense, en particulier dans la production de drones, mais elle reste fortement dépendante du soutien occidental. Selon les Européens, les sanctions internationales commencent à affecter sérieusement la Russie, mais Poutine demeure inflexible.
Zelensky a même invité Poutine à participer au sommet. Il a souligné que la Russie ne montre pas de volonté de renouer le dialogue et a appelé à intensifier la pression sur le président russe pour mettre fin à la guerre.







