En cette saison estivale marquée par la chaleur, les nappes phréatiques connaissent une dégradation alarmante. Actuellement, près de cent départements sont sous une surveillance renforcée pour sécheresse, affectant principalement la région de Nouvelle-Aquitaine.
D’après le site gouvernemental VigiEau, 98 départements sont concernés, comme l'indique le rapport du 13 juillet. Cela intervient alors que la France subit son troisième épisode caniculaire depuis mai.
Selon cette même plateforme, ce niveau d'alerte est inédit depuis 2013. En détail, 42 départements se trouvent en situation de "crise", 27 en "alerte renforcée" et 16 en "alerte". Cela signifie qu’ils peuvent être sujets à des restrictions d'eau via des arrêtés préfectoraux. En Nouvelle-Aquitaine, la situation est particulièrement préoccupante, avec 11 des 12 départements en crise. À Paris, et dans douze autres départements, la classification est de "vigilance", sans restrictions pour l'instant.
Une situation critique pour les nappes phréatiques
Les alertes ne s'appliquent pas nécessairement à l'ensemble des zones d'un départements, certaines étant plus touchées que d'autres. Au-delà de l’Hexagone, des territoires d'outre-mer, comme la Guadeloupe et la Martinique, sont également en "alerte", tandis que la Réunion fait face à une "alerte renforcée".
Yves Tramblay, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, souligne que cette crise rappelle les sécheresses historiques de 1976 et 2022, comme l'indique France 24. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) alerte sur le fait que 93% des nappes phréatiques montrent une baisse significative, en grande partie en raison d'un manque de précipitations et de la chaleur intense. De plus, l'augmentation des prélèvements d'eau aggrave la situation. Cet épisode de sécheresse est également lié à l'intensification des feux de forêt à travers le pays, comme le terrible incendie récent dans le massif forestier de Fontainebleau.







