
L’ex-maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, incarcéré suite à une condamnation pour chantage à la sextape, a été libéré sous contrôle judiciaire le 4 mars. Sa situation est inédite, car il attend un procès en appel prévu en juin.
Le tribunal a ordonné à Perdriau, âgé de 53 ans, de se présenter tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne et de ne pas quitter le territoire français. Selon l’avocat général Eric Mazaud, l’ancien maire ne représente qu'un faible risque de fuite ou de récidive.
Lors d'une audience en visioconférence depuis la prison de Bourg-en-Bresse, Perdriau a affirmé : « Je respecterai comme je l’ai toujours fait les conditions qui me seront imposées. »
Promesse d’embauche et questionnements légaux
Un des avocats de Perdriau, Mᵉ Paul Mallet, a mis en exergue la question de la nécessité de la détention provisoire, affirmant : « La réponse est non. » Ce dernier a plaidé pour que la détention reste une exception, et non une peine anticipée. Ses avocats évoquent également une promesse d’embauche prévue pour le 1er avril, mettant en avant les difficultés financières de sa famille.
Maire de Saint-Étienne de 2014 à 2025, Perdriau a été condamné le 1er décembre à cinq ans de prison, dont quatre fermes, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité. Sa condamnation a été liée à un complot qui a vu son équipe filmer, à son insu, le premier adjoint Gilles Artigues dans une situation compromettante, utilisant ensuite la vidéo pour faire pression sur lui.
Perdriau a depuis démissionné de toutes ses fonctions électives et conteste les faits. Son procès en appel se déroulera du 8 au 12 juin, soulevant ainsi de nombreuses questions sur sa carrière et son avenir politique.







