Un homme s'est vu interpellé avec force par la Brigade Anti-Criminalité (BAC) à Noisiel, en Seine-et-Marne, et a depuis déposé une plainte auprès de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale). Les événements se sont déroulés lundi soir lors d'une intervention sur fond de tensionsSuite à un incident impliquant les locaux de la police municipale, cet homme, connu sous le nom de Flavel, a affirmé avoir subi des violences alors qu'il s'apprêtait à dîner dans un snack.
D'après ses déclarations, il a été percuté par la police après avoir émergé pour voir la source des feux d'artifice tirés vers le commissariat. Flavel explique que les policiers lui auraient crié de fuir, avant de l'interpeller brusquement. "Ils sont venus sur moi, je suis tombé par terre. Et je me suis pris des coups […] je pense qu’il m’a frappé avec un objet", indique Flavel lors de son audition. Son témoignage fait également état de brûlures au visage causées par une grenade lacrymogène.
Les images de son interpellation, capturées depuis un immeuble voisin, tirent le spectateur vers un moment de tension entre les forces de l'ordre et le public. Dans l'extrait viral, un policier est entendu proférer des insultes avant de balancer une grenade lacrymogène vers l'homme au sol. Cette scène a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, apportant un éclairage sur l'escalade des violences.
Plainte également au parquet de Meaux
Le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, a ouvert une enquête sur l'incident, avançant que la légitimité des actions des policiers était à remettre en question. Flavel, conseillé par son avocat Pierre Brunisso, a ajouté à sa plainte au parquet de Meaux, arguant qu'aucune infraction ne pouvait être reprochée à son client, et que les policiers impliqués dans cette intervention violentielle devraient être suspendus sans délai.
Des interpellations sur fonds de trafic de drogue
Ce chaos s'inscrit dans un contexte plus large de tensions, la police nationale ayant été mobilisée après une attaque orchestrée contre les locaux de la police municipale par une trentaine de personnes, utilisant des mortiers d'artifice. Cette agression avait pour fondement l'interpellation récente de trois individus liés au trafic de stupéfiants. D'après les rapports du parquet, certaines des personnes impliquées ont même tenté de mettre le feu à la police municipale.







