Un sondage mené par BVA pour la Banque européenne d’investissement et révélé par La Croix met en lumière une tendance surprenante : les Européens, plutôt que de chercher à préserver leur consommation, affichent une volonté affirmée de réduire leur empreinte carbone. En fait, ce sont les seniors, et non les jeunes, qui se montrent les plus déterminés à changer leurs habitudes.
Un engagement surprenant
D’après l’étude, 65 % des Européens s'avouent prêts à abandonner leur « destination de rêve » pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. Cette statistique saisissante témoigne d'une prise de conscience collective. Ironiquement, chez les 15-29 ans, 54 % avouent être réticents à renoncer à leurs projets de voyage, alors que seulement 47 % des plus de 65 ans partagent cette réserve. En revanche, 47 % des jeunes affirment avoir compensé les émissions de CO2 de leurs vols, contre 32 % des seniors.
Pratiques alimentaires et déchets
Les habitudes des seniors se révèlent également plus vertueuses en matière d'alimentation. En effet, 28 % d'entre eux ont diminué leur consommation de viande rouge, tandis que 41 % choisissent des produits locaux ou de saison, contre 24 % et 29 % pour la tranche d'âge des 15-29 ans, respectivement. Dans le domaine de la gestion des déchets, 95 % des seniors trient ou évitent les sacs plastiques, contrastant fortement avec les 82 % des plus jeunes.
Leur comportement écoresponsable s'étend également à la modération du chauffage et à l’extinction des appareils électriques, où ils comptent dix points d’avance sur les jeunes. Bien que les 15-29 ans soient davantage adeptes des transports publics, avec 34 % de préférence contre 24 % pour les plus de 65 ans, cela ne semble pas suffisant pour rattraper leur retard sur d'autres aspects de la durabilité.







