Les journalistes de La Tribune ont décidé de reprendre leur mouvement de grève dès mardi prochain, suite à un vote massivement favorable lors d'une récente assemblée. Leur action vise à protester contre le rapprochement avec la rédaction de BFM Business, qui pourrait entraîner de nombreuses suppressions de postes.
Ce mouvement fait suite à une première journée de mobilisation qui s'est déroulée le 13 avril. Les inquiétudes parmi les journalistes restent vives, comme l'indique une source syndicale, après une réunion du comité social et économique (CSE) qui n'a pas permis d'éclaircir la situation. Les craintes portent surtout sur un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposé par CMA Media, qui prévoit la suppression de 56 postes, dont des CDI, des correspondants et des pigistes, pour créer seulement 32 nouveaux postes au sein de Next Interactive, la filiale numérique du groupe RMC-BFM.
« Ce pôle économique commun semble être un choix qui risque de porter atteinte au pluralisme de l'information économique en France », dénoncent les journalistes. Ils craignent également une intégration complète des survivants dans BFM Business, voyant le risque d'une dilution de l'identité de La Tribune, qui a su se forger une place dans le paysage médiatique français depuis 41 ans.
Les critiques envers CMA Media, dirigée par Rodolphe Saadé, portent sur le manque de clarté du projet éditorial : « Nous demandons à ce que davantage de postes soient préservés et qu'un projet éditorial solide soit présenté », soulignent les représentants du personnel. Le groupe se défend en annonçant que son intention est de renforcer le modèle économique de La Tribune tout en permettant un développement durable.
Il est à noter que les journalistes du supplément dominical La Tribune Dimanche ne sont pas concernés par cette réorganisation. Le mouvement syndical s'intensifie et les jours à venir seront cruciaux pour l'avenir de la rédaction.







