À Gennevilliers, en région parisienne, une centaine de militants se sont rassemblés devant une filiale de Thales ce lundi matin pour marquer leur désaccord face à la complicité de la France dans les opérations de l'armée israélienne.
Avec poésie et créativité, les manifestants ont déployé des lanternes aux couleurs du drapeau palestinien, choisissant la beauté pour attirer l'attention sur une tragédie humaine. Cette initiative, lancée par Ste Arming Israël et Guerre à la guerre, vise à dénoncer le soutien apporté par des entreprises telles que Thales à un gouvernement israélien accusé de génocide.
Alors que l'horloge sonnait 8 heures, les militants se sont unis autour de banderoles et drapeaux, scandant : « Israël assassin, Thales complice ! ». Les voitures bloquées ont dû s'arrêter, créant un véritable point d'arrêt de la circulation, où l'écho des revendications se faisait entendre.
« Je travaille à Thales, mais je suis d'accord avec eux »
Des élus, tels que Jérôme Legavre, député LFI de Seine-Saint-Denis, ont emboîté le pas des manifestants, soulignant : « Ce que le gouvernement français refuse d'admettre, c'est que des entreprises comme Thales fournissent des équipements permettant d'armer des drones. » En parallèle, Elsa Faucillon, députée PCF des Hauts-de-Seine, s'est exprimée sur les crimes coloniaux perpétrés sous le silence du gouvernement.
« Il est crucial de rester mobilisés. L’indifférence ne peut être une option », a-t-elle ajouté, faisant résonner ses mots dans le contexte actuel de tensions internationales.
La manifestation a pris une tournure dramatique lorsqu’un policier a utilisé du gaz lacrymogène contre certains participants, en pleine action pacifique. Malgré ces provocation, des lanternes ont été allumées, symbolisant l'espoir et la mémoire. La voix du poète Refaat Alareer, tué à Gaza, a résonné dans les haut-parleurs, rappelant l’urgence d’antidoter la violence par des initiatives pacifistes.
Un motard, en passant, a glissé un mot de soutien : « Je travaille à Thales, mais je suis d’accord avec eux. » Les travailleurs arrivent progressivement à leur poste, mais la mobilisation se termine au moment où le rond-point se dégage, laissant place à des klaxons amicaux et des paroles de solidarité. Ce rassemblement a illustré la volonté de relancer un dialogue sur la politique d'armement français et ses conséquences tragiques dans les conflits internationaux.







