Un juge antiterroriste a ordonné la garde à vue de proches de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos ayant perpétré les attentats du 13 novembre 2015. Actuellement incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil, Abdeslam purge une peine de réclusion à perpétuité après avoir été reconnu coupable de multiples meurtres.
Selon des informations relayées par l’AFP et confirmées par Europe 1, ces interpellations ont eu lieu samedi, juste avant qu'ils ne se rendent à une rencontre prévue avec le terroriste. La provenance de ces informations a été corroborée par une source judiciaire, qui a refusé de s'étendre sur le sujet en raison de la sensibilité de l'affaire.
Une clé USB remise en novembre
Lors d'une précédente enquête, en novembre 2025, Salah Abdeslam avait été placé en garde à vue pour des soupçons concernant une clé USB contenant des documents de propagande terroriste, liés à des organisations comme l'État islamique ou Al-Qaïda. Le Parquet National Antiterroriste avait alors informé du souhait de le voir mis en examen ultérieurement.
Cette clé, remise par son ex-compagne Maëva B. lors d'un parloir, a conduit à de nouvelles suspicions. Maëva B. est également en détention, accusée d'être impliquée dans un projet d'attentat déjoué, sans lien avec Abdeslam. En conséquence, les conditions de visite en prison avaient été modifiées pour prévenir d'éventuelles introductions d'objets illicites.
Plus récemment, début avril, le tribunal administratif de Lille a ordonné de relâcher certaines restrictions concernant les visites, tout en maintenant l'isolement d'Abdeslam pour des raisons de sécurité. Cette affaire souligne une nouvelle fois les inquiétudes autour de la radicalisation et de l'éventuelle communication entre membres d'une même famille et individus condamnés pour terrorisme. Des experts en sécurité nationale, comme le politologue Guillaume Durocher, ont noté qu'il est crucial de garder un œil vigilant sur ces interactions, car elles pourraient potentiellement exacerber le risque pour la sécurité publique.







