Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé la nécessité d'accélérer l'électrification de l'Europe. Cette déclaration fait suite à l'escalade des prix des combustibles fossiles, impactée par des tensions au Moyen-Orient, qui ont vu la facture énergétique de l'UE grimper de 22 milliards d'euros en seulement 44 jours.
"La guerre a des conséquences lourdes sur notre économie, et nous devons agir rapidement," a affirmé von der Leyen.
Le 22 avril, des mesures temporaires seront présentées au sein de Bruxelles, visant à alléger le fardeau des plus vulnérables. La Commission suggère un assouplissement des règles d’aides d'État pour soutenir les secteurs les plus touchés. "L'énergie la moins coûteuse est celle que nous ne consommons pas," a ajouté von der Leyen, insistant sur l’importance d’adopter une politique de sobriété énergétique.
Une "stratégie d'électrification" dévoilée le 19 mai
La dirigeante allemande a promis d'aborder également les questions fiscales liées à l'électricité, pour garantir des taxes plus faibles que celles des énergies fossiles. Selon le calendrier, l'UE présentera le 19 mai une "stratégie d'électrification" pour enlever des freins réglementaires et attirer des investissements.
"Nous avons déjà avancé : les énergies renouvelables et le nucléaire représentent plus de 70 % de notre production d'électricité. Cependant, nous devons améliorer leur intégration dans le système," a-t-elle précisé.
En ce qui concerne la connectivité des réseaux électriques entre les pays membres, un plan devrait également être adopté avant l'été, basé sur des propositions recentrées. Parallèlement, le gouvernement français a mis en avant une série de mesures pour accélérer la transition énergétique, incluant l'interdiction progressive des chaudières à gaz dans les constructions neuves d'ici fin 2026. Pendant ce temps, des pays comme l'Espagne et l'Allemagne adoptent diverses approches pour faire face aux hausses de prix, y compris des baisses de TVA ou des réductions fiscales sur les produits pétroliers.







