Une découverte surprenante a émergé concernant les ancêtres béarnais de Léon XIV, mise en lumière par la généalogiste Bernadette Rossignol. Inspiré par cette révélation, Christian Lombart, un vigneron de Monein, a décidé de rendre hommage à ses racines en élaborant une cuvée papale, éveillant les rêves de la communauté béarnaise.
À l’approche de sa prochaine messe de Pâques, le pape pourrait bien verser dans son calice du vin issu des terres béarnaises. Ce souhait secret de Christian Lombart, qui possède le Clos Mazangé, prend forme avec la création d’une cuvée du pape Léon XIV à partir de ses vignes situées à Monein.
Lors d'une conversation avec le caviste local, Claude Obermann, l’idée a germé. "Le pape Léon XIV aurait des racines à Monein", lui a-t-il confié l’an dernier. Une révélation qui incite Christian Lombart à approfondir ses recherches, non pas dans la Bible, mais en se penchant sur les travaux de Bernadette Rossignol.
Du vin dans les veines
Robert Francis Prevost, élu pape en mai 2025, possède effectivement des ancêtres issus du Béarn. Une branche de la famille Baquié a migré vers les États-Unis, où il est né à Chicago en 1955. L’arrière-grand-père de sa grand-mère, Jean-Pierre Baquié, était un viticulteur à Monein, un fait qui fait désormais la fierté de la région. "L’arrière-grand-père de la grand-mère du pape est un ancien négociant en vin à Monein", résume Claude Obermann, soulignant l’importance de ce lien familial.
"L’arrière-grand-père de la grand-mère du pape était négociant en vin à Monein"
Enthousiasmé par cette découverte, le maire de Monein, Yves Salanave-Péhé, avoue ne pas envisager d’écrire au Vatican, mais souhaiterait tout de même établir un contact avec le Saint-Père. "Si cela peut nous ouvrir une voie rapide vers le Vatican, je suis preneur", plaisante-t-il.
Du côté des Vignerons du Jurançon, l’initiative de Lombart est soutenue pour promouvoir cette cuvée. Claude Obermann propose même : "Nous pourrions offrir à Léon XIV son poids en bouteilles de vin".
Un attrait touristique modeste
La cuvée papale pourrait non seulement ravir les papilles mais également attirer l’attention sur le Jurançon, qui peine à se faire connaître. Delphine Vallart, directrice de l’Office de tourisme du Cœur de Béarn, voit ici une possibilité d’attirer une clientèle catholique, d'autant plus en raison de la proximité de Lourdes, un lieu de pèlerinage majeur.
En somme, cette cuvée rend hommage tout autant à l’héritage vigneron de Léon XIV qu'à l’histoire de migration de ses aïeux, offrant un lien tangible entre le vin, la foi, et les racines béarnaises. "Que sauront-ils de leur ascendance moneinchonne?", interroge Lombart avec une certaine nostalgie, ce qui fait écho à son propre parcours d’émigrant des Hauts-de-France vers la vallée du Jurançon.







