Le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui devait examiner la possibilité de permettre aux salariés des petits commerces de travailler le 1er mai, après un rejet tactique du projet de loi. Lors d'une déclaration officielle, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a souligné l'importance de conserver ce jour comme un jour férié pour tous les travailleurs.
« Le gouvernement est pleinement conscient de la sensibilité de la situation », a déclaré Farandou. Ce jour, qui est traditionnellement considéré comme un jour de lutte pour les droits des travailleurs, continuera à bénéficier d’une protection, même si certaines exceptions peuvent être envisagées dans des contextes spécifiques.
« Le 1er mai doit rester un jour spécial pour tous, seules les professions indispensables peuvent déroger à cette règle », a précisé Jean-Pierre Farandou.
La décision a suscité des réactions variées au sein des syndicats. Ivan Ricordeau de la CFDT s'est exprimé positivement : « Le 1er mai sera un jour classique cette année, mais quelle sera la situation dans les années à venir ? ». De son côté, Sophie Binet de la CGT a mis en avant l’importance de maintenir le caractère exceptionnel de cette journée.
Les discussions entre le ministre et les fédérations des commerçants se poursuivront pour établir des lignes directrices claires à cet égard. « Nous espérons trouver un terrain d'entente pour que le dialogue social aboutisse à des solutions satisfaisantes », a ajouté Farandou.
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