Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre, n’a pas encore révélé les grandes orientations de son budget 2026. Cependant, des indices laissent entrevoir des choix qui impacteraient les pensions de retraite, avec à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.
Alors qu’il a débuté ses fonctions il y a trois semaines, Lecornu n’a pas encore constitué son équipe gouvernementale ni dévoilé les grandes lignes du budget à venir. Son état des lieux reste incertain, surtout avec une échéance à l’Assemblée qui approche. Parmi les décisions déjà prises, on note l’abandon de la proposition visant à supprimer deux jours fériés et le rejet d’un retour à l’impôt sur la fortune.
Une revalorisation de pensions sous condition
Une question cruciale demeure : Sébastien Lecornu suivra-t-il l’idée, avancée par François Bayrou, d’une "année blanche" sur les revalorisations des retraites et des allocations en 2026 ? Cela signifierait ne pas ajuster les pensions pour l’inflation, réalisant ainsi plusieurs milliards d'économies. Bien qu’il n’ait pas répondu clairement, des indices laissent penser qu’un gel de certaines pensions pourrait se profiler.
Lors d’une récente interview avec Le Parisien, Lecornu a indiqué que "les moyens alloués aux retraites augmenteront de 6 milliards d’euros". Ce montant garantirait une revalorisation des pensions au 1er janvier, comme le prévoit le code de la Sécurité sociale. Cependant, il apparaît que cette revalorisation ne s'appliquera qu'à certains retraités.
Retraités aisés : les grands oubliés?
Il est estimé à 8 milliards d’euros le budget nécessaire pour ajuster toutes les pensions à l'inflation, qui devrait être d’environ 1 %. Or, il manque donc 2 milliards d’euros, potentiellement au détriment des retraités les plus fortunés. Cela signifierait une revalorisation partielle des pensions, ciblant principalement les retraités les plus modestes.
Il reste à savoir à partir de quel seuil les retraités seraient écartés de cette revalorisation. Les précisions devraient arriver prochainement, car le projet de loi de Finances est transmis cette semaine pour examen par le Haut conseil des Finances publiques.
Autres avantages fiscaux en danger
Un autre sujet préoccupant pour les retraités est la pérennité du crédit d'impôt pour l’emploi à domicile, utilisé pour des services tels que l’entretien des jardins. Ce dispositif, régulièrement remis en question, figure parmi les niches fiscales les plus coûteuses pour les finances publiques et pourrait également être affecté par les décisions budgétaires à venir.







