Notre alimentation joue un rôle crucial dans notre santé mentale et physique, influençant ainsi notre cerveau. Le Dr Joel Salinas, neurologue reconnu, insiste sur l'importance de fournir à notre cerveau les nutriments nécessaires à un fonctionnement optimal. Selon lui, « ce que nous consommons peut impacter notre fonctionnement cérébral à court et long terme ».
1/ Les sodas « light »
Les sodas dits « light » sont souvent choisies pour éviter la prise de poids, mais leur ingrédient phare, l'aspartame, est de plus en plus controversé. Récemment classé comme « peut-être cancérogène pour l'homme », l'aspartame pourrait également altérer la santé cérébrale. Le Dr Mill Etienne fait référence à une étude de 2017 publiée dans Stroke, qui a établi un lien entre la consommation de boissons gazeuses artificiellement sucrées et un risque accru d'AVC et de démence.
Une des hypothèses avancées est que ces sodas pourraient déséquilibrer la flore intestinale et influencer les réponses insulinogènes, ce qui nuirait aux fonctions cognitives. De plus, l'aspartame pourrait inhiber la production de neurotransmetteurs essentiels, tels que la dopamine et la sérotonine, nécessaires à la régulation de notre activité neurologique, en plus d'augmenter le stress oxydatif.
2/ Les jus de fruits
Être vigilant sur les jus de fruits est également crucial, car beaucoup d'entre eux contiennent des sucres ajoutés. Une étude récente a révélé qu'un apport élevé en sucre peut augmenter le risque de démence chez les personnes âgées. L'excès de sucre peut aussi provoquer des fluctuations glycémiques, entraînant fatigue et difficultés de concentration.
Le Dr Salinas recommande d'opter pour des jus 100% purs et sans sucres ajoutés, de préférence ceux pressés à froid. Leurs bienfaits nutritionnels sont bien supérieurs à ceux des jus pasteurisés, qui perdent leurs minéraux et vitamines. Mais, idéalement, rien ne remplace la consommation de fruits entiers pour bénéficier d'une meilleure santé cérébrale.
3/ L’alcool
Des recherches récentes indiquent que même une consommation modérée d’alcool, comme une à deux boissons par jour, peut réduire le volume cérébral, en particulier dans les zones impliquées dans la cognition. Le Dr Salinas note que ces changements structuraux suggèrent que l'alcool n’est pas aussi inoffensif qu’on le pensait auparavant.
L’alcool perturbe également la régulation des neurotransmetteurs, ce qui peut entraîner des troubles cognitif, de l’humeur et même des migraines. Les vins rouges, en raison de leur contenu en histamines, peuvent exacerber l'anxiété, tandis que les mélanges de cocktails peuvent influencer la glycémie, augmentant ainsi le stress. En termes de choix, le Dr Lisa Gunn suggère que la bière, en raison de sa plus faible teneur en alcool, pourrait être la meilleure option à condition de rester modéré.







