À compter du 1er août 2023, une augmentation de 10 % des tarifs réglementés de l'électricité touchera certains consommateurs. Femme Actuelle vous informe sur ce changement.
Depuis le début de l'année, les factures d’électricité et de gaz ont déjà subi une hausse significative, avec une augmentation de 15 % pour le gaz en janvier, suivie d'une hausse équivalente pour l'électricité en février. Six mois plus tard, le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse via les ministères de l’Économie et de la Transition énergétique. Cette fois-ci, une augmentation de 10 % des tarifs de l'électricité affectera les ménages et les très petites entreprises (TPE), à partir du 1er août 2023.
Qui est concerné par cette hausse des tarifs ?
Cette nouvelle hausse touchera l’ensemble des ménages français et les très petites entreprises, notamment les artisans et petits commerces, qui sont raccordés à un compteur d'une puissance allant jusqu'à 36 kilovoltampères. Comme l'indiquent les ministères, un ménage avec une facture d'électricité d'environ 1.640 euros verra sa dépense passer à environ 1.800 euros, représentant ainsi une augmentation d'environ 160 euros par an, soit environ 15 euros chaque mois.
Le gouvernement a précisé que, malgré cette hausse, le bouclier tarifaire continuera de couvrir plus d'un tiers de la facture, avec un niveau de protection autour de 37 % en attendant d’éventuelles modifications. Aucune nouvelle hausse n'est prévue avant le 1er février 2024, d'après les sources gouvernementales.
La fin du bouclier tarifaire en perspective
Cette annonce marque une phase supplémentaire dans la fin progressive du bouclier tarifaire, instauré en octobre 2021. En avril, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait mentionné que cette protection subsisterait quelque temps afin de limiter l'impact des hausses sur les ménages. Il a ajouté : "Je nous donne deux ans, d’ici début 2025, pour sortir du bouclier sur l’électricité." Cette décision est justifiée par des tarifs qui demeurent élevés en comparaison avec les niveaux d'avant-crise et par une production nucléaire d'EDF qui reste inférieure à ce qui était initialement prévu.







