Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, le détroit d'Ormuz demeure verrouillé par Téhéran. Simultanément, Washington continue son blocus des ports iraniens, et les pourparlers stagnent. Le porte-parole de l'armée iranienne, Amir Akraminia, a souligné à la télévision d'État que « la guerre n'est pas terminée ».
Les dernières discussions autour d'une proposition iranienne pour déverrouiller le détroit de commerce, vitale pour le pétrole et le gaz, ont eu lieu à Washington entre Donald Trump et ses conseillers. Des sources américaines, comme le CNN et le Wall Street Journal, rapportent que la position de Trump reste sceptique sur cette offre. Les États-Unis ne semblent pas prêts à céder face aux initiatives iraniennes.
L'Iran appelle les États-Unis à plus de raison
Téhéran a exigé que Washington abandonne ses « exigences illégales », affirmant qu'il n’a plus le pouvoir de dicter des politiques à d’autres nations. Selon un article d'Axios relayé par l'agence iranienne Irna, l'Iran préconise la réouverture du détroit tout en réservant les discussions sur le nucléaire pour plus tard.
Entre-temps, le Parlement iranien envisage une loi visant à assujettir le détroit aux forces armées iraniennes, restreindre l'accès aux navires israéliens et imposer un péage en rials. Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a riposté en affirmant que les États-Unis ne peuvent tolérer que l'Iran établisse des conditions sur une voie maritime internationale.
Le centre d’analyse Soufan a noté que la hausse des prix du pétrole pourrait inciter Trump à envisager un compromis, loin de ses exigences initiales qui prônaient une capitulation inconditionnelle.
Trump s’en prend au chancelier allemand
Du côté américain, des experts estiment que l'efficacité d'un renforcement du blocus sur l'Iran est erronément surestimée par Trump et son équipe. Ce dernier a également critiqué le chancelier allemand, Friedrich Merz, l’accusant de méconnaître la situation en Iran, après que Merz a souligné le manque de stratégie de Washington dans cette crise.
En parallèle, l'armée américaine a récemment intercepté un navire en mer d'Arabie, soupçonné de violer le blocus en vigueur. À ce jour, 39 navires ont été redirigés pour assurer la conformité au blocus. Cette paralysie du détroit a des conséquences importantes sur l'économie mondiale, avec le baril de Brent clôturant à 111,26 dollars.
Devant cette impasse, le Qatar a averti d'un « conflit gelé » dans la région, tandis que le Conseil de coopération du Golfe a condamné les « attaques flagrantes » iraniennes, appelant Téhéran à prendre des initiatives pour rétablir la confiance lors d’une réunion en Arabie saoudite.







