Si vous êtes adepte du lait cru dans l'espoir d'améliorer votre santé, il serait peut-être temps de reconsidérer vos choix. Selon les déclarations d'une diététicienne-nutritionniste, cette pratique pourrait s'avérer plus risquée qu'avantageuse.
Dans le vaste monde des produits laitiers, les options sont nombreuses : lait entier, écrémé, demi-écrémé et, bien sûr, le lait cru. Ce dernier, tel que défini par l'organisation des producteurs de lait du Québec, est un lait non pasteurisé, c'est-à-dire qu'il n’a pas été soumis à un traitement thermique destiné à éliminer les micro-organismes pathogènes qu'il pourrait contenir.
les mythes autour des prétendus bienfaits du lait cru
Souvent présenté comme plus nutritif que ses homologues pasteurisés, le lait cru est censé renfermer davantage de « bonnes » bactéries et de nutriments. Cependant, Violette Babocsay, diététicienne-nutritionniste célèbre sur Instagram sous le nom @violette.diet, s’oppose fermement à cette idée. "Les bienfaits santé du lait cru sont totalement imaginaires", affirme-t-elle. Elle insiste sur le fait que le fait de ne pas avoir contracté de maladies après une consommation prolongée de lait cru ne constitue pas une preuve de sa sécurité.
le risque sanitaire du lait non pasteurisé
La diététicienne expose ses inquiétudes quant à la popularité croissante du lait cru : "J'espère que la tendance au lait cru va s'éteindre d'ici 2025". Elle souligne qu'avec les connaissances et les moyens actuels, il est surprenant de voir des consommateurs choisir délibérément un produit associé à des risques sanitaires. Effectivement, le lait cru peut abriter des bactéries pathogènes qui sont éliminées par les processus de pasteurisation. En cas de vulnérabilité du système immunitaire, comme durant la grossesse ou en raison de maladies chroniques, l'option pasteurisée est donc fortement recommandée.
À savoir : les laits crus ne sont généralement pas disponibles dans la grande distribution ; ils peuvent être acquis directement auprès des producteurs dans les fermes.







