Avec l'introduction du prélèvement à la source en 2019, l'année 2018 est qualifiée d'« année blanche » sur le plan fiscal, présentant une opportunité unique pour certains nouveaux retraités.
De nombreux lecteurs se posent la question : « Est-ce réellement avantageux de partir à la retraite à la fin de 2018, juste avant l'entrée en vigueur du prélèvement à la source en janvier 2019 ? » En effet, si le prélèvement à la source modifie la notion d’imposition, il est crucial de comprendre son impact sur les finances des futurs retraités.
Comprendre l'année blanche
Pour éviter que les contribuables ne soient doublement imposés lors de la transition vers ce nouveau système, un crédit d'impôt leur sera accordé pour compenser l'impôt sur les revenus de 2018. Cependant, pour la majorité des Français, cette « année blanche » ne se traduira pas par une réelle économie. En effet, ceux dont les revenus restent constants verrai leur imposition peu affectée et ce, d'année en année.
Qui sont les gagnants ?
Certaines catégories de contribuables profiteront réellement de cette année blanche, notamment ceux qui ont perçu des revenus plus élevés en 2018 qu'en 2019. C'est souvent le cas pour les nouveaux retraités qui peuvent voir une baisse significative de leurs revenus lors de leur transition à la retraite. Il est important de préciser qu'il est déconseillé d'augmenter artificiellement ses revenus de 2018 pour profiter de cet avantage, car l'administration fiscale surveillera de près ces pratiques.
Impôts sur les primes de départ à la retraite
Concernant les primes de départ versées en 2018, bien qu'elles soient considérées comme des revenus exceptionnels, elles demeurent imposables en 2019. Selon David Kersalé, fiscaliste, seuls les revenus permettant d'avoir droit au crédit d'impôt spécifique seront exonérés. Pour éviter une facture fiscale trop lourde, les nouveaux retraités peuvent envisager d'étaler la prime de départ sur plusieurs années ou de solliciter le régime du quotient, comme l'explique l'avocate fiscaliste Christiane Richard.
Estimations d'économies fiscales
Les économies d'impôt peuvent varier significativement. Voici quelques exemples :
- Aline, célibataire avec un salaire mensuel net de 4400€ et une future pension de 3500€, pourrait économiser près de 4000€ en partant en retraite le 31 décembre 2018.
- Jean-Pierre, qui part également le 31 décembre, avec un salaire de 3080€ et une pension de 3000€, pourrait économiser 1090€.
- Claire, avec un salaire de 1320€ et une pension de 1300€, ne verrait qu'une économie de 192€.
Pour mieux anticiper votre situation fiscale, n'hésitez pas à utiliser le simulateur sur le site des impôts. Rappelez-vous que la date de départ à la retraite doit respecter des critères spécifiques d'âge et de nombre de trimestres. Il est donc conseillé de consulter les caisses de retraite avant de prendre une décision.
À partir de 2019, les opportunités fiscales spécifiques aux nouveaux retraités disparaîtront. Cependant, avec le prélèvement à la source, ces derniers bénéficieront d'une gestion plus fluide de leur trésorerie, puisque l'impôt sera désormais calculé sur leur pension et non sur leurs salaires antérieurs.







