Corinne a pris sa retraite après une carrière dédiée à l'accompagnement des personnes âgées. Aujourd'hui, elle partage avec nous le montant de sa pension et les défis financiers qu'elle rencontre.
Née en décembre 1962, Corinne est affectée par la réforme de 2023, qui modifie l'âge de départ à la retraite à 62 ans et 6 mois, exigeant également 169 trimestres pour une pension à taux plein. Prévue pour partir le 1er juillet 2025, Corinne a su anticiper en commençant à travailler dès 16 ans, ce qui lui a permis de profiter du dispositif des carrières longues.
Un départ anticipé pour carrière longue
La loi de 2023 permet aux travailleurs justifiant de 169 trimestres, dont 5 avant 18 ans, de prendre leur retraite dès 60 ans. Corinne, née en fin d'année, pouvait bénéficier d'une clause de sauvegarde, lui permettant de partir à 60 ans avec 176 trimestres. Elle a choisi, cependant, de prendre sa retraite au 1er juillet 2024, à 61 ans et demi, avec un total de 182 trimestres, bien au-delà du minimum requis. Malgré cela, elle exprime son regret de ne pas avoir pu bénéficier d'une surcote, car il fallait travailler au-delà de l'âge légal.
A la retraite, une perte de revenus non négligeable
En fin de carrière, Corinne gagnait entre 2 000 et 2 200 € net par mois. Aujourd'hui, sa retraite s'élève à 1 600 € net après impôts, dont 1 200 € de retraite de base et 400 € de complément. Cela représente une chute de 20 à 27 % de ses revenus précédents. "Il faut vivre avec, même si c'est difficile," souligne-t-elle, résignée.
Un cumul emploi retraite envisagé
Pour compenser cette baisse, Corinne envisage de reprendre une activité à temps partiel, ce qui lui permettrait de développer de nouveaux droits à la retraite. La loi de 2023 ouvre cette possibilité aux retraités percevant une pension à taux plein, sous certaines conditions. Bien que ces nouveaux droits supplémentaires soient minimes, cela pourrait l'aider financièrement. Par exemple, une activité à 1 000 € brut par mois pendant un an pourrait lui rapporter seulement 16,30 € de plus par mois à la retraite.
Ce n'est pas seulement pour des raisons financières que Corinne souhaite retravailler. "Le métier me manque", confie-t-elle. Elle se souvient de son choix de carrière, inspirée par son expérience personnelle auprès d'un proche. Elle a aussi validé ses acquis en obtenant le diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS). En tant que mandataire, elle a pu établir des relations plus chaleureuses avec les personnes qu'elle soutenait. Bien qu'elle soit prête à reprendre avec l'association Petit-Fils, des problèmes de santé l'ont retenue, et elle attend son rétablissement pour renouer avec sa passion.







