Une vive réaction s'est développée suite aux récents propos d'Éric Ciotti concernant le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Selon les allégations de Ciotti, lors d'un déplacement le 14 juin, Tabarot l'aurait menacé avec des expressions choquantes. En réponse, l'entourage de Tabarot a qualifié ces déclarations d'« énième provocation ».
Il est rapporté que Tabarot, en réponse à un échange amical de longue date avec Ciotti, aurait simplement réagi à des provocations de celui-ci. « Nous avons une ancienne relation professionnelle et personnelle, et sa façon d'agir deviendrait presque une habitude », a déclaré un proche du ministre, selon l'AFP.
Le maire de Nice a, de son côté, écrit une lettre au Premier ministre, demandant le renvoi de Philippe Tabarot pour ses soi-disant menaces. Comme le rapporte BFMTV, Ciotti estime que des comportements inacceptables mettent en péril la stabilité de son équipe.
Les supporters de l'OGC Nice et les récents échecs liés à l'attribution des épreuves des JO-2030 à Nice auraient alimenté cette tension politique croissante. L'entourage de Tabarot souligne que les critiques de Ciotti semblent motivées par des intérêts politiques personnels, entre autres en vue des prochaines élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes.
Éric Ciotti a quitté LR pour s'affilier au Rassemblement national, un changement qui a exacerbé la rivalité dans la région. Philippe Tabarot, quant à lui, a récemment pointé du doigt Ciotti pour avoir entravé des projets bénéfiques pour la jeunesse, notamment en ce qui concerne le transport des supporters lors d'événements majeurs.
Cette situation illustre les luttes de pouvoir au sein de la droite, alors que les lignes de fracture semblent de plus en plus marquées. Les interventions publiques et les accusations ne manquent pas de créer un climat où les tensions politiques semblent sérieusement affecter la collaboration entre les élus.







