Lundi 15 juin, l’Assemblée nationale a marqué un tournant historique en adoptant à l’unanimité une proposition de loi visant à restituer à la Guyane les restes de six Amérindiens. Ces dépouilles, conservées au Muséum national d’histoire naturelle, sont celles d'individus exhibés dans des « zoos humains » en 1892, où 33 membres des peuples kali’nas et arawaks furent exhibés dans des conditions inhumaines.
Malheureusement, plusieurs de ces hommes et femmes ne survécurent pas à l'hiver en raison des atrocités de leur hébergement. Le député de la Guyane, Jean-Victor Castor, qui a porté cette loi, explique que ce texte vise à « réparer une injustice vieille de plus d’un siècle » en permettant l’inhumation de ces victimes sur leurs terres natales. Son engagement dans la reconnaissance des injustices coloniales renforce la voix de ceux qui aspirent à voir leur histoire reconnue.
Cet acte législatif devrait également ouvrir la « voie » à d'autres demandes de restitution en provenance des territoires ultramarins. En effet, plus de 23 000 restes humains demeurent aujourd'hui conservés au musée de l’Homme, ce qui soulève des critiques acerbes sur la lenteur de l'État français à honorer ses engagements envers les peuples autochtones. Selon des experts en histoire coloniale, cette initiative constitue un premier pas vers la réconciliation et la justice pour les communautés touchées.







