Le sommet a révélé une « dynamique ukrainienne » sur le champ de bataille, entraînant des engagements renforcés contre la Russie.
« La Russie a perdu l'initiative dans de nombreux domaines. » Ce constat, énoncé par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au sommet du G7 à Évian, témoigne d'une dynamique nouvellement favorable pour l'ukraine, constatée même sur le terrain de combat. Selon des sources militaires, le front diplomatique s'éclaircit pour Kiev, qui, par rapport aux négociations de l'année dernière, dispose désormais de meilleures options.
Ce changement de dynamique permet à l'ukraine de se présenter comme le « gagnant » de ce conflit, lancé par la Russie en 2022, après avoir été perçu comme le « perdant » lors de la rencontre avec Trump à Washington en 2025. En signe de soutien, le président américain a rencontré Zelensky durant environ vingt minutes pour témoigner de son admiration envers les efforts de l'ukraine.
Nouvelles sanctions sur le pétrole et le gaz
Dans une intervention publique, Donald Trump a exprimé sa conviction que « la Russie devrait conclure un accord », et s'est engagé à œuvrer pour mettre un terme à la guerre. Les dirigeants du G7, affichant leur unité, ont convenu d'« augmenter la pression » sur Moscou. Une source diplomatique française a noté qu'ils ont accepté de se concentrer sur trois points clés : le soutien à la souveraineté de l'ukraine, l'augmentation des capacités de défense antiaérienne et l'imposition de nouvelles « sanctions » sur les ressources énergétiques de la Russie.
Concernant ces sanctions, Trump a assuré que les États-Unis étaient sur le point de rétablir des mesures qu'ils ont temporairement suspendues. « Désormais, le pétrole coule à flots », a-t-il affirmé, en référence à un accord à signer avec l'Iran.
Le premier ministre canadien a dévoilé des sanctions ciblant les navires de transport de pétrole russes, tandis que le premier ministre britannique, Keir Starmer, a promis d'« étouffer les ressources » qui alimentent la guerre.
À quand un dialogue direct ?
Volodymyr Zelensky a salué le consensus international sur l'incapacité de la Russie à gagner : « C'est essentiel de pressuriser Poutine pour mettre fin à cette guerre. » Il a également été convié à rester jusqu'à la fin du sommet. Selon une source italienne, le dialogue direct entre Zelensky et Poutine reste un objectif, mais le Kremlin doit envoyer des signaux clairs de volonté de paix, ce qui fait actuellement défaut. Zelensky a, quant à lui, proposé une rencontre aux États-Unis.
Avec l'AFP






