La Coupe du monde a débuté pour l'Iran le 15 juin à Los Angeles avec un match nul (2-2) contre la Nouvelle-Zélande. Ce début de compétition a été teinté par des enjeux géopolitiques majeurs, comme le souligne le sélectionneur Amir Ghalenoei, qui déclare que l'Iran est 'l'équipe la plus maltraitée' du tournoi, malgré la présence du président de la FIFA, Gianni Infantino, dans le vestiaire.
Les difficultés s'accumulent pour les Iraniens. En plus d’avoir perdu plusieurs membres de leur staff en raison de refus de visa, l’équipe doit également faire face à l'expiration du visa de leur attaquant, Mehdi Torabi. Selon l'agence officielle iranienne Irna, le visa de Torabi n'était valide que pour une seule entrée, expirat après le match contre la Nouvelle-Zélande.
Mehdi Taremi, un autre joueur phare, a décrit la situation comme un 'désastre logistique', évoquant les complications liées à la nécessité de faire des trajets fréquents entre Tijuana, au Mexique, et les États-Unis à cause des tensions politiques actuelles. Ce retour au Mexique pose un risque pour la disponibilité de Torabi, qui pourrait compromettre la participation de l'Iran lors de prochains matchs.
La Fédération iranienne a entamé des démarches pour obtenir un nouveau visa pour Torabi, afin qu'il puisse participer aux matchs suivants. Cependant, les autorités américaines n'ont pas encore réagi à cette situation. Il est intéressant de noter qu'une quinzaine de membres de la délégation iranienne ont également vu leurs visas refusés, compliquant encore plus la situation.
Le capitaine Mehdi Taremi et d'autres membres de la délégation ont déjà rencontré des difficultés à l'aéroport de Los Angeles, et l'équipe a changé son camp d'entraînement de Tucson à Tijuana en raison de ces complications. L'Iran espère que Torabi pourra se joindre à l'équipe pour le match contre la Belgique, prévu le dimanche 18 juin, alors que leur parcours dans le groupe G se poursuit.
Ce contexte difficile n'est pas nouveau pour l'Iran, dont la participation à cet événement sportif international est marquée par des tensions géopolitiques persistantes. Alors que l’Iran se prépare à défier la Belgique, l’équipe espère que ces complications administratives ne nuiront pas à leurs ambitions sur le terrain.







