Les dernières annonces du Citepa révèlent que les émissions de gaz à effet de serre en France ont baissé plus que prévu en 2024 avec une diminution de 3,0 % et en 2025 avec une baisse de 2,1 %. Cependant, ce ralentissement par rapport aux réductions des années précédentes, notamment -6,8% en 2022 et -3,9% en 2023, interpelle les observateurs du climat.
Ce bilan positif se base sur des données récemment collectées et ne figurant pas dans les estimations antérieures, telles que la réduction significative des émissions liées à la production d'électricité à La Réunion. Ce rapport fournit également une première évaluation pour les émissions du premier trimestre 2026, qui montrent une chute de 5,2 % par rapport à la même période l'année précédente.
Selon ce rapport, la baisse des émissions est principalement attribuée à des améliorations dans les secteurs des bâtiments, des transports et de l'industrie manufacturière. Néanmoins, pour atteindre les objectifs climatiques définis dans la 3ème Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), la France devra intensifier ses efforts et viser des réductions annuelles de 5 à 6 % à partir de 2026, a souligné le Citepa.
Le 22 juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a déclaré : "Ces résultats sont encourageants, mais il est crucial d’amplifier cette dynamique de décarbonation pour atteindre nos objectifs de 2030." Elle a également mentionné les défis qui demeurent, appelant à une action rapide pour naviguer dans cette transition écologique.
En complément à cette stratégie, le gouvernement met en avant un plan national d’électrification à l'horizon 2026, qui vise à favoriser les alternatives électriques aux équipements utilisant des combustibles fossiles, contribuant ainsi à des réductions d’émissions.
Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat (RAC), a souligné l'urgence d'agir face aux canicules précoces et intenses qui menacent les populations vulnérables. Elle a insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas seulement d'une nécessité pour le climat, mais également d'un enjeu crucial pour la souveraineté économique de la France, en réduisant la dépendance aux hydrocarbures importés.







