Dans une vidéo inédite, le Dr Jimmy Mohamed, médecin généraliste renommé, remet en cause l'idée reçue selon laquelle le petit-déjeuner serait le repas le plus crucial de la journée. Diffusée sur son compte Instagram le 28 février, il déclare résolument : « Le petit-déjeuner n’est pas le repas le plus important ». Cette affirmation audacieuse est tirée de son ouvrage Je mange bien, je vais bien.
Des croyances remises en question
Traditionnellement, la maxime populaire conseillant de « petit-déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince, et dîner comme un pauvre » est ancrée dans les esprits. Cependant, le Dr Mohamed souligne que cette pratique n'est pas universelle : « Le petit-déjeuner n’est pas obligatoire. Les lobbies de l’industrie alimentaire ont façonné cette croyance. » Il suggère que l'on peut se nourrir en fonction de ses propres besoins biologiques, que ce soit à travers deux repas par jour ou même en omettant le petit-déjeuner, notamment pour ceux qui pratiquent le jeûne intermittent.
Écouter son corps avant tout
Chaque individu a ses propres rythmes alimentaires. Le Dr Mohamed précise que certains peuvent ressentir le besoin de manger dès le matin, tandis que d'autres attendront jusqu'à 10 heures. Il reconnaît qu'il se nourrit en se limitant à deux repas par jour, et cela lui réussit « très bien ». Selon lui, les horaires de repas stéréotypés que la société impose, comme déjeuner à midi et dîner à 19 heures, peuvent déconnecter les individus de leurs réels signaux corporels, entraînant des comportements alimentaires problématiques tels que le grignotage et la prise de poids.
Les experts en accord
Le Dr Mohamed n'est pas le seul à contester la nécessité du petit-déjeuner. Le Pr Tim Spector, épidémiologiste au King's College de Londres, souligne également que ces recommandations traditionnelles ne sont plus adaptées face à nos modes de vie contemporains. Avec des dîners souvent beaucoup plus tardifs qu'auparavant, il est logique d'espacer les repas avec un accent sur le jeûne entre le dîner et le petit-déjeuner. Spector fait remarquer que prolonger cette période jusqu'à 14 heures pourrait avoir des bénéfices significatifs pour le métabolisme.
Pour conclure, il appelle à une réévaluation des pratiques alimentaires traditionnelles à la lumière de nouvelles découvertes scientifiques et suggère un simple ajustement : retarder son petit-déjeuner de 8 heures à 11 heures pourrait s'avérer bien plus bénéfique que certaines méthodes de régime à la mode.







