Le syndicat Force ouvrière exprime de vives inquiétudes concernant la santé financière de la Régie municipale des abattoirs de Langogne (RMAL). Une réunion cruciale est prévue la semaine prochaine pour évaluer la situation.
Dans un communiqué du 22 avril 2026, Force ouvrière a souligné la nécessité d'une transparence de la part des pouvoirs publics, appelant à éclaircir la véracité des préoccupations économiques entourant l'abattoir.
En réponse à ces inquiétudes, le maire de Langogne, Jean-François Collange, admet que « la situation est difficile ». Toutefois, il insiste sur le fait que, jusqu'à présent, « l'abattoir n'est pas en cessation de paiement, les factures sont réglées, et les salaires versés ». À ce jour, aucune procédure judiciaire n’a été engagée par le tribunal de commerce, du moins « à l’instant T », précise-t-il.
Une baisse du tonnage préoccupante
La RMAL est clairement confrontée à des défis significatifs, notamment une hausse des coûts énergétiques et une baisse du tonnage d’abattage ces dernières années. Ce constat soulève des questions sur la viabilité à long terme de l’établissement.
Un cycle de réunions a été instauré pour examiner la situation. Nombres d’acteurs, y compris des représentants de la préfecture, des collectivités locales, ainsi que des organismes comme la Banque de France, se rencontreront la semaine prochaine, juste après l’élection d’un nouveau conseil d’administration pour la RMAL.
Une nécessité de solutions durables
« Tous les élus du territoire sont déterminés à trouver des solutions pour assurer l’avenir de l’abattoir. Au cours du dernier mandat, nous avons investi 2,50 millions d'euros, subventionnés à 80 % par l'État et le conseil départemental, ce qui représente un coût net de 450 000 euros pour la commune, propriétaire des murs et des équipements majeurs », a déclaré Jean-François Collange.
« Nous croyons fermement en ce dispositif. Néanmoins, il est compliqué de prédire ce qu’il adviendra dans un avenir proche », a-t-il conclu. La Régie municipale des abattoirs de Langogne emploie environ 18 personnes à temps plein. Ces abattoirs intègrent des chaînes d'abattage pour les porcins, qui constituent l'activité principale, ainsi qu'une chaîne dédiée aux bovins.







