L'horizon s'éclaircit pour l'Ukraine. Après plusieurs mois de blocage imposé par la Hongrie, l'Union européenne a finalement accordé un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, et Volodymyr Zelensky se rend à Chypre pour participer à un sommet européen ce jeudi soir.
Les dirigeants européens ont également pris la décision d'appliquer un vingtième paquet de sanctions contre la Russie, marquant une étape supplémentaire dans la réponse de l'Europe face à l'agression russe.
"Nous arrivons à Chypre avec des nouvelles encourageantes", a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Elle a souligné l'importance d'un soutien accru à l'Ukraine alors que la Russie intensifie ses actions. Selon elle, ce soutien est essentiel pour faire pression sur l'économie de guerre russe.
Au cours de cette réunion, le président ukrainien mettra l'accent sur l'importance symbolique de la décision d'accorder ce prêt, surtout maintenant que l'argent de l'UE sera accessible pour soutenir l'Ukraine jusqu'en 2027, comme l'a confirmé une diplomate européenne soulagée.
La levée du veto hongrois, suite à la défaite électorale de Viktor Orban, a également joué un rôle crucial dans cette dynamique. Le retour de la livraison de pétrole russe à Budapest a contribué à débloquer la situation, ce qui a soulagé les responsables européens confrontés aux critiques de la paralysie du processus.
Pour sa part, Zelensky a exprimé son espoir concernant un premier versement de ce prêt avant la fin du mois de mai, afin de renforcer davantage les capacités militaires ukrainiennes. Sa présence à Chypre est stratégique et porteuse d'espoir pour l’avenir du soutien européen.
La réunion se déroule sans Orban, qui a boudé cet événement après avoir perdu son pouvoir. Pendant sa longue gouvernance, il avait souvent constitué un obstacle aux actions communes de l'UE, en particulier dans le cadre de la crise ukrainienne.
À Chypre, les discussions ne porteront pas uniquement sur l'Ukraine. Les dirigeants européens se concentreront également sur les tensions au Moyen-Orient, avec la participation de plusieurs présidents de la région, illustrant ainsi l'engagement de l'UE à aborder les enjeux globaux en toute coordination.
Dans le même temps, l'Europe fait face à d'autres défis, notamment la hausse des prix de l'énergie due aux conflits en cours. Les mesures pour soutenir les secteurs vulnérables sont mises en place, alors que l'UE surveille de près la possible pénurie de kérosène.
Lors de ce sommet, les discussions autour du futur budget de l'UE entre 2028 et 2034 s'annoncent sur un terrain délicat, avec des points de vue divergents entre les pays membres. Paris milite pour davantage d'investissements, tandis que Berlin adopte une posture budgétaire plus prudente.
À l'approche des électorales longues en 2027, les responsables de l'UE espèrent parvenir à un consensus sur ce budget d'ici la fin de l'année, redoutant des blocages qui pourraient compromettre le soutien financier nécessaire aux États membres comme la France.







