Une blague de trop aura suffi à faire grincer des dents. Nathalie Saint-Cricq, journaliste de France Télévisions, a récemment fait parler d'elle après avoir comparé Éric Ciotti, maire de Nice, à Benito Mussolini lors d'une soirée électorale. Cette remarque, faite en pensant que son micro était éteint, lui a valu une suspension d'une semaine.
Ce moment est survenu le 15 mars, pendant le premier tour des élections municipales sur Franceinfo. Quelques heures après sa remarque, Nathalie Saint-Cricq s'expliquait sur les réseaux sociaux, affirmant que ce surnom était utilisé à l'Assemblée nationale pour désigner Ciotti, tout en admettant que ses propos étaient inappropriés. « C’était une blague idiote », a-t-elle souligné dans une interview accordée à Franceinfo.
De retour sur le plateau de "C à vous", le 22 avril, l'éditorialiste a reconnu que le micro aurait dû être coupé, mais a mis en avant l'importance de se montrer responsable. Elle a fait une comparaison frappante en se qualifiant de "jeune élève punie pour bavardage". Par ailleurs, elle a révélé avoir elle-même demandé à sa direction de prendre des mesures à son encontre, affirmant : "Quand je me suis rendu compte de l'ampleur de la situation, j'ai préféré anticiper plutôt que de subir les conséquences. Nous avons convenu d'accord mutualisé sur ma suspension."
Nathalie a également tenu à s'excuser personnellement auprès de Ciotti, affirmant qu'il s'agissait d'une tentative de faire rire un collègue, Brice Teinturier. "C’était une blague idiote, et maintenant, je suis plus vigilante", a-t-elle ajouté. Ce nouvel incident soulève une fois de plus des interrogations sur le rôle des journalistes et les frontières de l'humour, une réflexion déjà engagée dans les colonnes de Le Monde.







