Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré ce 23 avril que l'attaque meurtrière du 18 avril constitue un "crime de guerre". Cet incident tragique, qui a coûté la vie à deux soldats français engagés dans la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a provoqué une onde de choc au sein de la communauté internationale.
"S'en prendre à des Casques bleus, qui sont là pour maintenir la paix, signifie défier la communauté internationale...Ils œuvrent pour désamorcer les tensions, faciliter le désarmement du Hezbollah, et garantir le retour des personnes déplacées", a-t-il affirmé sur Franceinfo.
Le 18 avril, les soldats, dont le sergent-chef Florian Montorio et le caporal-chef Anicet Girardin, ont été pris dans une embuscade près de Deir-Kifa. Montorio est décédé le jour même de l'attaque, tandis que Girardin a succombé à ses blessures le 22 avril après avoir été rapatrié en France, selon des rapports d'Libération.
Une atteinte à la communauté internationale
Jean-Noël Barrot a souligné que cet acte était une attaque dirigée contre la communauté internationale. "Il est inacceptable de cibler ceux qui sont là pour établir la paix", a-t-il martelé, appelant à rendre justice aux victimes et à leurs familles. Selon l'expert en relations internationales Marc Koller, "cette situation fragilise d'autant plus la mission de paix au Liban et met en lumière les dangers auxquels sont confrontées les forces de l'ordre internationales".
Les soldats Montorio et Girardin sont les derniers à avoir perdu la vie au sein d'une mission qui, jusqu'à présent, a été considérée comme essentielle pour la stabilité de la région. Leur décès porte à trois le nombre de soldats français tués dans le cadre de ce conflit au Moyen-Orient, ajoutant une nouvelle dimension tragique aux tensions déjà existantes.Une cérémonie d'hommage aura lieu ce jeudi au régiment de Montauban, et une seconde à Reims en mai, marquant le respect dû à ces défenseurs de la paix.







