Le débat sur l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans s'intensifie à l'échelle mondiale. Mercredi soir, le parlement turc a adopté une nouvelle législation interdisant aux jeunes de moins de 15 ans de s'inscrire sur les réseaux sociaux. Cette initiative a été rapportée par l'agence d'information Anadolu.
Conformément à cette loi, les principales plateformes en ligne devront instituer des systèmes rigoureux de vérification d'âge, a ajouté la chaîne turque NTV. Les parents bénéficieront d'outils qui leur permettront de mieux contrôler le temps d'écran de leurs enfants et les dépenses en ligne. En cas d'urgence, les réseaux sociaux auront l'obligation d'intervenir dans l'heure suivant la publication de contenus jugés nuisibles.
Ce texte législatif rentrera en vigueur six mois après sa parution au journal officiel, rapporte Anadolu. Pour contextualiser cette loi, plusieurs autres pays, dont plusieurs membres de l'Union européenne, s'interrogent sur des réglementations similaires visant à protéger les jeunes utilisateurs des dangers d'Internet.
La semaine passée, Emmanuel Macron a évoqué l'idée d'instaurer une « journée sans connexion » chaque mois pour les jeunes, afin de souligner l'importance des activités hors ligne telles que la lecture et le sport, offrant ainsi un équilibre essentiel dans leur vie. Cette déclaration intervenait en amont d'une réunion européenne sur l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux par les mineurs.
Durant cette même réunion, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a échangé avec les dirigeants de douze pays (Allemagne, Autriche, Chypre, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque et Slovénie) sur des mesures semblables. Le président français a souligné que l'intérêt croissant pour cette question démontre une tendance vers un soutien accru à ces initiatives de régulation.







