Lors de son intervention sur le plateau du 20h, mercredi 22 avril, Marine Tondelier a abordé le sujet controversé de la primaire de gauche. Elle a vivement dénoncé les "tentatives de sabotage" qui entourent ce projet et réitéré son soutien à une candidature unique avant la présidentielle de 2027, malgré les objections de certaines figures politiques.
Marine Tondelier, membre éminente des Écologistes, était invitée sur le plateau où elle a discuté des enjeux liés à la primaire de gauche, prévue pour octobre prochain, mais qui ne suscite pas autant d'enthousiasme qu'espéré. Face à la question de Jean-Baptiste Marteau concernant la viabilité de cette primaire, elle a répondu, "Je perçois beaucoup de confusion parmi certaines personnes, ce qui est compréhensible dans le contexte actuel. Cependant, il est inacceptable que des forces cherchent à nous diviser." Elle a fait référence à son ouvrage intitulé "Ce que nous vous devons", accessible sur son site, dans lequel elle énumère les raisons qui rendent cette primaire indispensable pour une gauche rassemblée.
Selon elle, la situation actuelle est marquée par des préoccupations légitimes au sein des électeurs. Elle a insisté sur le fait que 89 % des sympathisants écologistes, 87 % des socialistes et 86 % des électeurs de gauche sont favorables à cette initiative.
Néanmoins, Tondelier a montré du doigt de nombreux responsables politiques qui semblent vouloir bloquer l’avancée de cette primaire. "Il est crucial de ne pas laisser les intérêts personnels prévaloir sur l'intérêt commun, car cela donnerait un avantage indéniable à nos adversaires," a-t-elle averti.
Elle a également exprimé sa crainte que l'absence de cette primaire mène à une nouvelle déroute pour la gauche, comme lors des deux précédentes élections présidentielles. "Si nous ne faisons pas ce nécessaire rassemblement, nous risquons de vivre un nouvel échec," a-t-elle déclaré, tout en soulignant qu'il faut agir maintenant pour mobiliser les électeurs autour de propositions concrètes.
En marge de ces discussions, la question de la candidacy de Jean-Luc Mélenchon a émergé. Bien qu'elle ait choisi de ne plus commenter ses actions, elle a fait remarquer que les Écologistes pourraient envisager de soutenir un candidat non-écologiste, à condition que ce dernier ait été élu lors de la primaire unifiée.
Pour conclure, Marine Tondelier a réaffirmé son engagement envers la démocratie, notant que la sélection du candidat doit être un processus transparent et participatif, impliquant l’ensemble des soutiens potentiels. "Notre programme est ouvert aux contributions publiques, car être démocratique n'est pas une option, mais une nécessité," a-t-elle insisté.
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