Le président américain a récemment été écarté d'une réunion stratégique sur l'Iran en raison de son comportement impulsif, d'après une enquête du Wall Street Journal. Ses déclarations compulsives semblent agacer ses conseillers, qui craignent les répercussions de son manque de contrôle sur les événements.
Le 1er avril, un incident majeur a eu lieu lorsqu'un avion de chasse américain a été endommagé et s'est crashé sur le territoire iranien. Cette situation rappelle l'épisode des otages de 1979, lorsque de nombreux diplomates américains avaient été capturés. Face à cette crise, Trump a insisté pour que des forces militaires soient envoyées en Iran, un acte sans précédent depuis la crise des otages. Selon des sources proches du dossier, sa réaction a été marquée par une impatience telle qu'il a passé plusieurs heures à crier sur ses conseillers, qui ont jugé préférable de ne pas l'impliquer dans l'opération, craignant que son impulsivité ne nuise à la mission.
Des déclarations qui agacent
Les commentaires contradictoires de Trump troublent également son équipe. Des conseillers lui ont conseillé de limiter ses interviews impulsives auprès des médias, qui semblent exacerber la confusion dans ses messages. Parfois, le président plaisante avec la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, en lui suggérant qu'il a partagé des informations sensibles avec un journaliste, mais qu'elle devrait patienter avant d'en savoir plus.
Pour apaiser les inquiétudes du public concernant la stratégie américaine en Iran, certains ont recommandé un discours télévisé. Cependant, Trump, peu enclin à cette idée, a exprimé son indécision sur l'orientation des événements en Iran. Ses conseillers ont alors pris l'initiative de rassembler des personnes dans une salle de la Maison Blanche pour le convaincre. Au final, malgré ses préoccupations, Trump a bien prononcé un discours le 1er avril, s'évertuant à expliquer la position des États-Unis.
Dérapages sur Truth Social
Un autre point de préoccupation pour les conseillers de Trump réside dans ses messages impulsifs sur sa plateforme, Truth Social. Le 5 avril, il a publié un post particulièrement provocateur à l'occasion de Pâques, mentionnant une "Journée des centrales électriques et des ponts" en Iran, tout en proférant des menaces aux Iraniens. Ses remarques ont été vivement critiquées par des sénateurs républicains et des responsables chrétiens, qui lui ont reproché son langage vulgaire, en particulier l'expression "Gloire à Allah" le jour de Pâques, rapporte le Wall Street Journal.
En privé, Trump a expliqué que ses propos, bien que jugés inconsistants, visaient à inciter les Iraniens à la négociation. Sa logique était que ce type de langage pourrait avoir un impact sur leur réflexion. Mais cette impulsivité a encore déclenché des critiques, notamment lorsqu'il a déclaré, deux jours plus tard, que "une civilisation entière va mourir ce soir", secouant davantage le paysage politique. Ses opposants dénoncent une détérioration de sa santé mentale, et des responsables de son administration ont révélé que ce post n'était pas prévu dans le cadre du plan de sécurité nationale, renforçant le climat d'inquiétude général au sein de la Maison Blanche.







