Le président russe, Vladimir Poutine, a récemment exprimé sa disposition à rencontrer son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Moscou, comme l'a rapporté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, via l'agence TASS. Cette déclaration intervient alors que l'Ukraine a sollicité la Turquie pour organiser cette rencontre ailleurs.
« Une rencontre peut être envisagée à tout moment, mais il est essentiel de définir clairement son objectif », a souligné Peskov lors de l'émission Vesti. Il a également précisé que cette réunion doit être productive et ne devrait pas se limiter à finaliser des accords sans substance.
Pourtant, Moscou fait part de son scepticisme quant à la volonté de Kiev de trouver une issue positive à ce conflit qui perdure depuis plus de quatre ans. « À ce jour, nous ne percevons aucune initiative politique claire de la part de l'Ukraine », a rapporté TASS, reflétant un climat tendu entre les deux nations.
L’Ukraine favorable à une rencontre… mais pas à Moscou
Sur le terrain, la situation semble évoluer en faveur de l'Ukraine, qui enregistre des avancées sur le front. Andriï Sybiga, le chef de la diplomatie ukrainienne, a affirmé que les forces ukrainiennes possédaient actuellement une position plus robuste que par le passé, une analyse confirmée par les données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW).
« Nous avons réussi à réduire l’avantage russe en personnel grâce à l’utilisation de drones », a déclaré Sybiga. Cette amélioration sur le champ de bataille renforce la position de Kiev dans le cadre de potentielles négociations.
L'Ukraine, désireuse de donner un nouvel élan aux efforts de paix, a demandé à la Turquie d'intervenir pour faciliter une rencontre qui ne se tiendrait pas à Moscou ou à Minsk. « Si un autre lieu de rencontre est proposé, nous serons prêts à y participer », a ajouté Sybiga.
Ce revirement intervient alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit sont au point mort depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, et l'attention des États-Unis semble déviée de la crise ukrainienne, comme l’a noté le Parisien.







