Manon Relandeau, portée disparue depuis le 27 mars, demeure introuvable. Son compagnon a été retrouvé en Algérie avec leur enfant de 15 mois, selon le parquet de Nantes. Une enquête pour meurtre sur conjoint a été ouverte, accompagnée d'un appel à témoins.
Depuis le 27 mars 2026, Manon Relandeau, 31 ans, est portée disparue. À Saint-Étienne-de-Montluc, une localité située à 20 km de Nantes, les recherches continuent sans relâche. D'après le parquet de Nantes, son compagnon a quitté la France pour l'Algérie dans les premiers jours d'avril, emmenant avec lui leur fille. Une enquête pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineur a été ouverte. Voici le point sur cette affaire intrigante.
Quel est le dernier état des lieux par la gendarmerie ?
La gendarmerie de Loire-Atlantique a émis un appel à témoins le 22 avril. Manon est décrite comme une femme mince, mesurant environ 1,60 mètre, avec des cheveux châtains et ondulés. « Si vous avez des informations susceptibles d'aider les enquêteurs, merci de contacter le 0800 877 668 », précise la gendarmerie.
« Toutes les pistes sont explorées et aucun lieu n'est écarté », a déclaré Thierry Coin, commandant adjoint de la compagnie de gendarmerie de Nantes, lors d'une conférence de presse citée par BFMTV.
Qui est Manon Relandeau ?
Manon Relandeau et son compagnon de 41 ans avaient récemment intégré une ferme à Saint-Étienne-de-Montluc, où elle avait fondé une pension pour chevaux et élevé des vaches de race nantaise, bien qu'elle ne vienne pas à l'origine du milieu agricole. Le couple était habituellement considéré comme discret, selon des témoignages recueillis par Le Parisien.
Quelles recherches sont entreprises ?
Ses proches ont averti les autorités le 3 avril, n'ayant pas eu de nouvelles depuis le 27 mars. Plus d'une centaine d'enquêteurs sont actuellement mobilisés pour la retrouver, et une cellule d'enquête dirigée par la section de recherche de Nantes est en place depuis le 7 avril. Cette cellule, composée de quinze enquêteurs supplémentaires, collabore avec les équipes locales, les drones, un hélicoptère et même des chiens de recherche.
Pourquoi évoquer la piste du féminicide ?
Le parquet de Nantes a indiqué que le compagnon de Manon et leur enfant avaient pris un vol en direction de l'Algérie le 2 avril. Depuis son départ, il aurait utilisé son téléphone pour contacter certaines connaissances, d'après des sources officielles. Auprès de Le Parisien, des voisins le décrivent comme « ayant un langage particulier » et « agressif verbalement », bien qu'aucune preuve de violence physique n'ait été observée.







