Les employés et intérimaires de l'équipementier automobile Baomarc, situé à Argancy en Moselle, ont décidé de se mettre en grève ce lundi 27 avril 2026. Cette décision fait suite à des inquiétudes croissantes au sujet de la baisse des commandes émanant de Renault, leur principal client. Les travailleurs réclament une compensation financière pour faire face à cette situation délicate.
Après une semaine de débrayages, les syndicats FO, CGT, CFE-CGC et UNSA ont appelé à l'arrêt du travail, faute de “garanties” concrètes de la part de Renault. En effet, comme le souligne Ghislain Massumbukolt, délégué FO, les conditions actuelles sont préoccupantes : “Nos avenues professionnelles sont menacées”.
Baomarc, spécialisé dans la fabrication de châssis pour Sovab – une filiale de Renault basée à Batilly (Meurthe-et-Moselle) – a observé une forte baisse des commandes cette année. En 2026, Renault n’a commandé que 124 000 véhicules au lieu des 154 000 attendus, ce qui cristallise les inquiétudes des salariés qui redoutent une cessation d'activité dès l'été prochain.
Qu'est-ce qu'ils veulent faire de nous ?
La réduction de la production pourrait avoir des conséquences dramatiques pour l’ensemble des employés du site. “Nous sommes dans le rouge chaque jour, et la situation ne peut perdurer avec une trésorerie en détresse”, s'alarme Ghislain Massumbukolt. La situation est décrite par le syndicaliste comme un “désordre structurel”, avec des jours où le nombre d'employés sur site dépasse largement le besoin de production.
Pour faire face à cette crise, les syndicats exigent de Renault une réévaluation des prix des châssis tout en appelant à une clarification de la part du constructeur. “Nous attendons des réponses concrètes : qu'est-ce qu'ils envisagent pour notre avenir ?”, conclut Ghislain.
Une réunion cruciale est prévue ce lundi après-midi, regroupant des représentants syndicaux, la direction de Baomarc et des responsables de Renault, dans l'espoir de trouver une solution rapide et efficace.







