Un haut responsable de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a déclaré vendredi qu'il serait prématuré d'exclure la possibilité d'une "série" de hausses des taux d'intérêt en réponse à l'inflation galopante.
Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, a indiqué que la nécessité de relever les taux directeurs pourrait se faire sentir, même si cela risquait d'affaiblir le marché de l'emploi. Son communiqué a suscité des réflexions sur les mesures futures face à une inflation désormais accentuée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Kashkari se joint à d'autres membres influents de la Fed, tels que Lorie Logan de Dallas et Beth Hammack de Cleveland, qui ont exprimé leur désaccord lors de la dernière réunion de la Fed. Bien qu'ils aient voté pour un maintien des taux, ils estiment que le communiqué final insinuait une tendance à la baisse plutôt qu'à la hausse des taux.
Pour Kashkari, il est crucial de protéger l'intégrité de l'institution dans sa lutte contre l'inflation. Dans des commentaires distincts, Hammack a également souligné que les pressions inflationnistes dépassent largement le secteur énergétique, renforçant l'idée d'une intervention nécessaire.
La réunion de cette semaine était la dernière sous la direction de Jerome Powell, alors que Kevin Warsh, le choix de la Maison Blanche pour lui succéder, devrait promouvoir une politique monétaire plus souple. Cependant, le vote reste entre les mains des douze membres de la Fed, soulignant que toutes les décisions ne reposent pas uniquement sur un individu.







