Ce 1er mai 2026 s’inscrit dans un contexte de débats animés quant à l’élargissement des secteurs autorisés à travailler en ce jour férié. La mobilisation devrait réunir plus de 100 000 manifestants, selon les estimations officielles. Les premières marches se dispersent, tandis que le cortège parisien a débuté peu après 14 heures.
"Pas touche à mon 1er mai" : tel est le slogan des manifestants pour cette journée symbolique. Les tensions se font sentir depuis plusieurs semaines autour de la question de l'ouverture de certains commerces en ce jour chômé.
320 manifestations à travers la France
Cette journée de mobilisation pour les droits des travailleurs s'accompagne de 320 manifestations à travers l'Hexagone, générant une affluence estimée de plus de 100 000 personnes, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. À Paris, le cortège a quitté la place de la République en direction de la place de la Nation.
Les premiers groupes de manifestants ont quitté le Vieux-Port de Marseille en début de matinée, tandis que d’autres mobilisations s'activent à Bordeaux, Lille, Nice et Rennes. À Lyon, Nantes et La Réunion, les défilés ont commencé depuis la matinée.
Incidents à Amiens et Nantes
À Amiens, le leader du Parti socialiste, Olivier Faure, a été enfariné lors de la manifestation picarde. Deux hommes masqués l’ont pris à partie pendant qu'il défilait pour soutenir Frédéric Fauvet, le nouveau maire socialiste de la ville, rapporte Franceinfo.
À Nantes, où environ 4 000 personnes ont rythmé le pavé, un policier aurait été blessé lors des premiers affrontements de la journée, selon ICI Loire-Atlantique.
Revendiquer le pouvoir d’achat
Les syndicats mettent aussi l’accent sur des revendications liées au pouvoir d'achat, particulièrement dans le contexte actuel de hausse des prix du carburant suite au conflit au Moyen-Orient. Jean-Luc Mélenchon, présent sur la scène de la place de la République, a rappelé aux manifestants que "le 1er mai est un jour de défense des intérêts de la classe ouvrière" et a adressé un clin d'œil à l'élection de 2027, comme l’a rapporté Franceinfo.
Les écologistes, également présents, ont exprimé leur souhait de faire reculer le gouvernement pour amplifier leurs victoires au cours de cette mobilisation.
Des débats au sein du gouvernement
Cette année, une attention particulière est portée à la question du travail le 1er mai. Un an après une proposition de loi par Gabriel Attal (Renaissance) visant à permettre à certaines professions de travailler, le gouvernement a finalement décidé de faire marche arrière par manque de temps, laissant de nombreux artisans, comme les boulangers, dans le flou. Attal a exprimé sur RMC son regret face à cette décision.
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a ainsi demandé aux inspecteurs de l’emploi de "faire preuve d'intelligence collective" concernant les artisans, bien que des verbalisations aient déjà eu lieu, comme rapporté par Libération.
Rassemblement du RN à Mâcon
À Mâcon, le Rassemblement national organise sa "Fête de la nation", répondant à la tradition des dernières années d'écarter le défilé parisien pour cette célébration. Environ 4 000 personnes écoutent Marine Le Pen, qui a affirmé que "la nation est le cadre le plus protecteur pour les Français et leurs droits, ce que le RN défend ardemment". Jordan Bardella devait prendre la parole par la suite.







