Pour célébrer deux décennies d'engagement pour la sauvegarde des océans, Sea Shepherd France a choisi de faire escale à Bordeaux, au sein de l'écosystème Darwin. Le « John Paul DeJoria », l'un de ses emblématiques navires, est accessible au public du 1er au 3 mai pour une série d'événements captivants.
Accosté au ponton Ariane, le John Paul DeJoria attire immédiatement les regards. Long de 71 mètres, cet imposant vaisseau vient tout juste de revenir d'une mission en Guyane, où il a lutté contre la pêche illégale dans le cadre de l'opération « Papillon ». Peu après son arrivée, le 25 avril, il est prêt à accueillir le public pour une expérience immersive.
La célébration s’articule autour de conférences, de projections et de visites guidées au cœur de l’histoire de Sea Shepherd. Cette ONG, fondée en 2006 par Lamya Essemlali, assume une responsabilité majeure dans la préservation des écosystèmes marins, en menant des actions directes contre la surpêche et la destruction des habitats.
À bord, la visite se fait par groupes limités, permettant à chacun d'apprécier la vie commune à bord. Damien Ladoux, coordinateur local de La Rochelle, évoque les défis quotidiens : « C'est sportif de cuisiner sur un bateau, surtout lors des chaleurs intenses ». La cuisine du navire, entièrement végétalienne, est en harmonie avec les valeurs prônées par l’organisation.

Les bénévoles, qui représentent l'essence même de Sea Shepherd, partagent des moments musicaux et de convivialité entre deux interventions. « C'est le meilleur endroit pour observer les dauphins », témoigne Damien, rappelant l'urgence de la lutte contre la mise à mort des cétacés, un combat crucial pour l'association dans le golfe de Gascogne.
La salle de pilotage, où se prennent des décisions stratégiques, est le cœur opérationnel du navire, dirigé par un capitaine et des officiers salariés. Le reste de l'équipage, formé de passionnés, offre son temps et son engagement pour la cause.
« Depuis vingt ans, nous menons ce combat pour protéger les océans » assure Lamya Essemlali. À Bordeaux, cette ouverture au public marque une étape importante pour sensibiliser chacun à la préservation de la mer et de ses habitants.







