Le décret paru au Journal officiel le 10 avril 2026 a des conséquences majeures pour les familles bénéficiant d’aides à domicile. La limite d’âge donnant droit à l’exonération de cotisations patronales passe de 70 à 80 ans, affectant ainsi jusqu'à 350 000 foyers, selon le Parisien.
Cette mesure, jugée inacceptable par de nombreux acteurs du secteur, va fragiliser encore davantage les dispositifs en place, alors même que le vieillissement de la population rend leur pérennité plus nécessaire que jamais. L'Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) s'insurge : "Ce décret a été adopté sans discussion avec les organisations sectorielles et en dépit des avis défavorables de toutes les caisses de sécurité sociale, y compris la CNSA, la CNAF et la CNAV".
Un effet rétroactif au 1er janvier 2026
La situation est d'autant plus préoccupante que les professionnels de l’aide à domicile voient leurs conditions de travail se détériorer, exacerbées par la flambée des prix du carburant et un manque de reconnaissance salariale, comme l’a souligné l’UNA. Cette mesure aura un effet rétroactif qui s’applique à partir du 1er janvier 2026.
Il est important de noter que certaines catégories de bénéficiaires, telles que ceux touchant une prestation de compensation du handicap (PCH) ou une allocation personnalisée d’autonomie (APA), ne seront pas affectées par cette réforme et continueront de bénéficier des mêmes exonérations qu’auparavant.







