Il est peu probable qu'il y ait des annulations de vols massives cet été, cependant, le secteur du transport aérien exprime de vives inquiétudes pour l’automne à venir. Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français et francophones, a déclaré que la suppression du triplement de la taxe sur les billets d’avion est cruciale. Selon lui, bien que l'été semble assuré, le secteur ne pourra pas échapper aux effets de la crise énergétique persistante.
« Une fois l'été passé, il nous faut craindre un contre-coup à l'automne », avertit Juin, en rappelant la réalité de l'année précédente où une deuxième vague de fermeture de lignes avait eu lieu à cause de cette même taxe.
« Aucune crainte » de pénurie de kérosène
Le président de l'UAF a souligné qu'environ un million de sièges avaient été éliminés dans les aéroports français en raison de cette nouvelle taxe. « Nous nous dirigeons vers une crise qui pourrait fragiliser les compagnies aériennes, les poussant à faire des choix difficiles concernant les opérations sur les aéroports français », a-t-il précisé.
Lors d’un recent entretien avec les membres du gouvernement, les leaders de l'industrie aérienne ont plaidé pour l'annulation de cette taxe, alors que le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a rassuré en affirmant qu'il n'y avait « a priori aucune crainte » d'une pénurie de kérosène pour les mois de mai et juin.
Contrairement à d'autres pays européens, tels que l'Espagne et l'Italie, qui voient une reprise significative de leur trafic, « la France n’a pas encore atteint son niveau d’activité d’avant la pandémie », a déploré Thomas Juin. Il a conclu en soulignant l’urgence d’une politique fiscale aérienne pragmatique pour soutenir le secteur à un moment critique.







