Mercredi, les prix de l'essence en France ont atteint des niveaux record, signe des conséquences persistantes du conflit au Moyen-Orient. Le gouvernement déclare, toutefois, que les marges réalisées par les distributeurs ne seraient pas abusives, tout en tentant de rassurer le secteur aérien face aux inquiétudes sur l'approvisionnement en kérosène.
Depuis le début du conflit en février, la montée des prix à la pompe reste inexorable. Cette tendance est en grande partie attribuée à la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz et aux multiples bombardements sur les infrastructures énergétiques. Les essences SP95-E10 et SP98 ont en effet atteint, en moyenne, des prix historiques cette semaine.
Le prix du litre de SP95-E10 a franchi la barre des 2,03 euros, enregistrant une augmentation de 32 centimes (+18,47%) par rapport aux prix d'avant le conflit. De son côté, le SP98 se vend en moyenne à 2,123 euros, soit un bond de près de 30 centimes (+16,29%). Ces chiffres témoigne d'une pression inflationniste soutenue sur les consommateurs français, comme l’a rapporté l'AFP après avoir analysé les données de 7.299 stations-service.
Le gazole, carburant le plus utilisé en France, atteint quant à lui 2,227 euros le litre. Bien que cela représente une hausse significative de 50 centimes (+29,46%) par rapport à des niveaux d'avant-guerre, vous êtes légèrement en deçà du record de mi-avril où il dépassait les 2,30 euros. Face à une telle flambée, la consommation de carburants routiers a chuté de 11% par rapport à l'année dernière, signe d'une adaptation nécessaire des comportements, se félicite le Ministère de l'Économie.
En réaction à cette crise, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a assuré qu’aucune marge abusive n’était observée : « Ce n'est pas ce que montre la formule de calcul avec laquelle nous avons travaillé avec les distributeurs ». De fait, le gouvernement présente une mise à jour hebdomadaire de l'évolution des marges, révélant que celles-ci se sont maintenues au niveau d'avant la crise, ou même légèrement diminuées.
Le gouvernement a également pour mission de rassurer concernant l'approvisionnement en kérosène, vital pour le secteur aérien. Selon les experts, les prévisions pour les mois de mai et juin sont optimistes, avec peu de risque de pénurie. « Les cas d'annulation de vols demeurent assez exceptionnels » a complété Philippe Tabarot, le ministre des Transports, après une réunion avec les acteurs majeurs du secteur.
Concernant la compensation de carburant de 50 euros pour les travailleurs modestes utilisant beaucoup leur véhicule, des mesures de contrôle rigoureuses seront mises en place pour éviter toute fraude, a précisé Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques.
Ainsi, de nombreuses voix au sein du gouvernement et du secteur privé s'accordent à dire que malgré les défis actuels, la saison estivale promet d'être porteuse pour le tourisme en France.







