Situé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le Pôle d’innovation collaboratif, ou PIC, a récemment ouvert ses portes dans une ambiance festive, attirant un millier de coworkers en seulement trois mois. Avec un taux d'occupation de 60 %, ce gigantesque espace de 18 000 m² accueille déjà des entreprises d'envergure.
Pour son inauguration, des lumières scintillantes, un DJ et des coupes de champagne ont rythmé la soirée, attirant environ 1 500 invités. Le PIC est érigé sur l’ancien site Michelin de Cataroux, un emplacement stratégique qui souligne l'engagement des locaux dans la modernisation de leur environnement de travail.
Tristan Colombet, co-fondateur de ce lieu, se réjouit de cette rapidité d'engagement : "C’est un très beau démarrage !" explique-t-il, mettant en avant les 170 événements déjà organisés dans cet espace conçu pour favoriser le réseautage. Le PIC abrite 2 000 points de travail, 51 salles de réunion, un restaurant pour 500 convives, et même des installations comme un spa et une salle de sport. "C'est un écosystème conçu pour séduire aussi bien les start-ups que les grandes entreprises, avec des acteurs comme Michelin et Capgemini à nos côtés", précise Colombet.
Une montée en puissance éclair
Le PIC ne se limite pas à son aire locale. Son ambition est d'internationaliser son rayonnement. "Nous souhaitons créer un véritable accélérateur de talents et d'entreprises", insiste Colombet. La cible est claire : atteindre 95 % d'occupation d'ici la fin de l'année. Cette volonté d'attirer des entreprises étrangères se manifeste déjà, comme le fait remarquer Florent Menegaux, le PDG de Michelin, qui investit également dans le projet.
Menegaux perçoit le PIC comme un catalyseur pour dynamiser l'économie locale : "Ce lieu est destiné à susciter des échanges entre startups et entreprises établies. Mais cela prend du temps; bâtir des écosystèmes est un projet sur le long terme."
Des défis de transport à surmonter
Cependant, certains défis subsistent, notamment en matière de transport. "Notre site est exceptionnel, mais la connectivité reste un enjeu crucial pour attirer davantage d'entreprises", avertit Menegaux. Les liaisons aériennes et ferroviaires sont jugées insuffisantes pour la croissance souhaitée. Il espère voir une amélioration rapide en fonction de l'essor du développement économique dans la région.
En dépit de ces défis, le PIC avance à grand pas. Chaque jour, il sert 1 000 repas et continue d'attirer des professionnels désireux de bénéficier d'un cadre de travail moderne et compétitif, avec des tarifs débutant à seulement 190 euros par mois. "À Paris, cela coûterait dix fois plus cher!", conclut Colombet. Avec une telle proposition, le PIC est bien parti pour s'affirmer comme une véritable ruche pour les professionnels de la région.







