Ce mercredi 6 mai, trois passagers suspectés d'être infectés par un hantavirus ont été débarqués d'un navire de croisière au Cap-Vert, suite à une épidémie qui soulève des inquiétudes. Les individus ont été transférés vers les Pays-Bas pour bénéficier d'une surveillance médicale appropriée. Cette situation a été confirmée par le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Loïc Epelboin, infectiologue au CHU de Guyane, s'est exprimé sur cette affaire lors d'une interview sur le site de Cayenne, affirmant que précautions et suivi rigoureux étaient essentiels. « Nous faisons face à une situation où il est impératif d'effectuer un traçage des contacts, afin d'identifier toutes les personnes avec lesquelles les malades ont été en relation », a-t-il déclaré.
Récemment, il a également été révélé qu'un des passagers avait été infecté par la souche des Andes, qui est transmissible d’une personne à une autre, un cas relativement rare pour les hantavirus. Epelboin souligne que la majorité des hantavirus sont généralement transmis par des rongeurs et des particules de poussière, mais que cette souche particulière pose des risques accrus en termes de transmission interhumaine.
« La souche des Andes, qui tire son nom de la région sud-américaine où elle a été identifiée, peut effectivement se transmettre entre individus. Cela signifie que des mesures telles que l’isolement des malades sont cruciales », a-t-il ajouté. Les experts de la santé recommandent de placer les passagers suspects sous surveillance stricte durant la période d'incubation, qui peut s'étendre jusqu'à trois ou quatre semaines.
Les autorités sanitaires sont en alerte afin de minimiser tout risque de propagation du virus et de garantir la sécurité des autres passagers à bord du navire. L'évaluation de chaque individu est primordiale pour éviter toute épidémie sur le bateau et au-delà.







