Suite à plusieurs agressions visant des lieux de la communauté juive, la Metropolitan Police de Londres a annoncé ce mercredi la mise en place d'une « Unité de protection communautaire ». Cette initiative, qui mobilisera une centaine d'agents, a été justifiée par le chef de la police, Mark Rowley, qui a souligné la nécessité d'une réponse adaptée aux « menaces persistantes ».
Dans un communiqué, la police a précisé que cette unité proposera une présence renforcée, axée à la fois sur le renseignement et la coordination, dans le but de protéger plus efficacement les communautés juives à travers la ville. Mark Rowley a affirmé que cette initiative représente une « étape importante » dans la lutte contre l'antisémitisme.
Réunion à Downing Street
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a salué cette décision et a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité des Juifs londoniens. Les récentes attaques, qui incluent des incendies volontaires et des agressions physiques, ont suscité une inquiétude croissante au sein de la communauté.
Les incidents antisémites se sont multipliés depuis fin mars, atteignant un paroxysme avec l'incendie d'une ancienne synagogue. Cette escalade des violences a également entraîné des critiques à l'encontre du gouvernement britannique, le Premier ministre Keir Starmer ayant convoqué une réunion à Downing Street pour discuter de cette « crise ».
La piste de l'Iran
Le directeur du bureau du procureur a d'ores et déjà demandé que les affaires liées aux crimes de haine soient traitées avec une plus grande urgence. Au cours des dernières semaines, plus de 80 arrestations ont été effectuées, dont 28 pour des actes de vandalisme contre des lieux communautaires, notamment des synagogues.
Des experts soupçonnent un groupe lié à l'Iran, connu sous le nom de « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya », d'être derrière ces actes. En réponse à cette situation alarmante, le gouvernement a également débloqué 25 millions d'euros supplémentaire pour renforcer la sécurité de la communauté juive.
Enfin, la police a tenu à préciser que même si cette nouvelle unité est créée, elle n'impactera en rien son engagement à lutter contre d'autres formes de haine, notamment le racisme, l'homophobie et les agressions contre d'autres minorités. La sécurité de toutes les communautés demeure une priorité essentielle pour les forces de l'ordre.







