Le président américain Donald Trump a annoncé le 5 mai la suspension du "Projet Liberté", une opération d'escorte maritime dans le détroit d'Ormuz, qu'il lie à des progrès récents dans les négociations avec l'Iran. Malgré cette décision, le blocus des ports iraniens, instauré depuis le 13 avril, demeure en vigueur.
Ce qu’il faut retenir
- Le "Projet Liberté" est suspendu, le blocus américain restant actif. Trump évoque des avancées dans les discussions.
- Les tensions demeurent, notamment après des tirs de missiles ce lundi. Le Pentagone affirme être prêt à réagir si la navigation est compromise.
- Un intense ballet diplomatique s'engage, avec la visite du ministre iranien en Chine en prévision d'une rencontre entre Trump et Xi Jinping.
En raison de ce que Trump qualifie de "grands progrès", il a décidé d'interrompre temporairement l'escorte de navires dans un contexte tendu. Source.
Dans un message publié sur Truth Social, Trump a précisé que cette suspension du projet avait été mise en place à la demande d'autres nations, notamment le Pakistan. Il a également affirmé que le blocus des ports iraniens en vigueur depuis le 13 avril resterait inébranlable.
L’armée US "prête à reprendre des opérations"
Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que l'opération offensives contre l'Iran était terminée, mais le général Dan Caine a mis en garde que les forces américaines étaient prêtes à agir de nouveau si besoin. Les tensions récentes, notamment des affrontements en mer, compliquent la situation.
Trump, tout en évoquant la nécessité du dialogue, a clairement averti Téhéran de ne pas <>dépasser les limites>. "Ils doivent savoir ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire", a-t-il déclaré, sans accuser explicitement l'Iran de violer une trêve qui dure depuis début avril.
Visites en Chine
Le ministre iranien des affaires étrangères est attendu en Chine pour des discussions sur le conflit, avant la visite de Trump au pays prévue mi-mai. Le climat reste tendu avec des déclarations contradictoires sur les actions militaires.
Alors que les États-Unis assurent avoir escorté des navires battant pavillon américain dans le détroit, des responsables iraniens ont démenti toute implication dans des attaques récentes contre les Émirats arabes unis.
Menace d’une "riposte ferme"
Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que toute non-conformité aux règlements de passage serait sanctionnée d'une "riposte ferme". Pete Hegseth, ministre de la Défense américain, a rappelé que les États-Unis ne permettraient pas à l'Iran de bloquer une voie de navigation internationale.
Marco Rubio a également mentionné qu’une résolution sera proposée au Conseil de sécurité de l'ONU pour "protéger la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz.
"Prêt au dialogue"
Malgré les accusations croissantes, le président iranien a déclaré que son pays est "prêt à tout dialogue", insistant qu'il ne céderait jamais à la pression externe. Les possibilités de relancer les négociations, qui avaient stagné depuis une rencontre en avril, restent incertaines.







