Des mesures pour soulager les Français face à la hausse des carburants
Dans un contexte de flambée des prix à la pompe, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a souligné que les profits de TotalEnergies devraient contribuer à améliorer le pouvoir d'achat des Français. Sur France Info, elle a affirmé que «les bénéfices de TotalEnergies doivent en partie bénéficier au pouvoir d’achat des Français». La question des superprofits des énergéticiens est au centre des préoccupations de l'exécutif, qui s'efforce de trouver un équilibre face aux accusations de «profiteurs de crise».
Bregeon a défendu le mécanisme de plafonnement des prix instauré par TotalEnergies, le qualifiant de «réellement avantageux pour les Français par rapport au prix du baril de Brent». Elle a affirmé que ce mécanisme «va continuer», tout en précisant que l'État n'interviendrait pas de manière trop directe dans l'économie, car «on n’est pas dans une économie administrée». Concernant l'éventualité d'une nouvelle taxe sur ces superprofits, elle a insisté sur le fait que le débat est «ouvert», mais que l’accent sera mis sur le coût pour les consommateurs lorsque ceux-ci font le plein.
Au fil de la crise énergétique, le gouvernement a d'abord soutenu les secteurs les plus touchés, puis les plus précaires, avant de se concentrer sur «les gros rouleurs». Maud Bregeon a reconnu que «la situation dure» et annoncé que de nouveaux dispositifs sont à l'étude pour aider «les Français qui ne bénéficient pas d’aides actuellement». Ces mesures devraient principalement cibler «ceux qui travaillent, roulent beaucoup et pour qui faire le plein est devenu problématique». Les détails de ces nouvelles aides seront révélés «dans les jours à venir».
Elle a également clarifié que les mesures ne seront pas généralisées : «Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne», a-t-elle déclaré, en projetant des aides davantage ciblées avec de possibles ajustements des plafonds de revenus. «On ne laissera pas tomber les Français les plus modestes et qui travaillent», a assuré la ministre, se prononçant pour une approche «pas à pas».
En ce qui concerne le secteur aérien, Maud Bregeon a indiqué qu'il n'y a «pas de problème de pénurie de kérosène», même si les prix ont doublé. Une réunion prochainement prévue avec les compagnies aériennes abordera «leurs difficultés» en lien avec la «question des prix». Actuellement, l'impact reste limité, avec uniquement «moins de 1% d’annulations» chez Air France.







