Les maternités de L’Union et d’Occitanie, proches de Toulouse, vont fermer leurs portes, suscitant l'inquiétude des professionnelles de santé et des familles.
La clinique de L’Union, située au nord-est de Toulouse, et la clinique d’Occitanie, à Muret, ne proposeront plus le service de maternité à partir du 30 septembre 2023. Cette annonce a été affirmée lors d’un Comité Social et Économique (CSE) par les groupes Ramsay et Elsan. L’activité « naissance » de la clinique de L’Union sera transférée à la clinique de la Croix du Sud, qui se trouve à Quin-Fonsegrives, à environ quinze minutes au sud. Les employés de ces établissements seront intégrés dans cette nouvelle structure.
Joëlle Figiel, déléguée syndicale CGT à la Clinique de L’Union, a exprimé sa consternation face à cette décision. Elle a déclaré : "Nous sommes face à une fermeture de maternité alors même que les naissances commençaient à remonter. En 2025, nous avons enregistré une tendance positive avec une augmentation de 12 % des naissances dans le dernier semestre. Il est difficile de comprendre cette décision alors que la situation semble s'améliorer. La direction le sait bien."
Les raisons avancées pour cette fermeture semblent être principalement économiques. "Nous assistons à une logique de concentration et de rentabilité. C'est inquiétant pour le personnel et pour la prise en charge des futures mamans", a ajouté Figiel.
Avec l’annonce de ces fermetures, les représentants du personnel s’inquiètent de l’impact sur la charge des autres maternités de la région. Plusieurs experts, dont ceux de l’Agence Régionale de Santé (ARS), affirment que la situation est gérable, mais de nombreuses voix, y compris celle de Figiel, expriment leur scepticisme : "Quand nous entendons l’ARS assurer que c’est absorbable, cela nous sidère. Transférer 30 accouchements à la Croix du Sud ne tiendra pas compte des réalités de terrain. Les futures mamans ne disparaissent pas, elles se reporteront vers d’autres établissements déjà en tension."
Lors d'une réunion prévue ce mercredi, Joëlle Figiel prévoit de demander des précisions logistiques sur le transfert des employés et des conditions de travail. "Nous avons besoin de réponses concrètes concernant les salaires et les contrats des salariés transférés. Ce sera un moment crucial pour faire entendre notre voix directement auprès de la direction", a-t-elle souligné.
Malgré cette décision qui semble actée, des espoirs subsistent parmi les équipes. "Nous comptons sur la mobilisation de nos collègues et sur l'intervention des élus locaux pour stopper ce transfert. Ce n’est pas une solution viable pour notre communauté", concluait Figiel, en appelant à l’action de tous ceux qui se soucient de l’avenir de ces services essentiels.







