Élisabeth Borne, ancienne Première ministre, a annoncé sa démission de la direction de Renaissance, dénonçant un « pouvoir vertical » exercé par Emmanuel Macron et la mainmise de Gabriel Attal sur le mouvement. Elle souhaite désormais se consacrer à sa structure « Bâtissons ensemble », avec une approche transpartisane.
Lors d'une déclaration sur France Inter, Borne a exprimé son désaccord grandissant avec la direction actuelle de Renaissance, affirmant qu'elle ne se reconnaissait plus dans la ligne politique du parti, qui, selon elle, est rarement discutée en interne.
Une rupture fracassante
« Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne, qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance », a-t-elle déclaré au micro de Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos. Ce départ signifie également qu'elle renonce à la présidence du Conseil national et au bureau exécutif du mouvement, un choix marqué par des tensions récurrentes avec Gabriel Attal, qu'elle accuse de transformer le parti en une « agence de communication » à ses propres fins.
Des divergences majeures
Plus qu'un simple conflit personnel, Borne met en avant des divergences fondamentales sur des questions essentielles, comme le respect du droit international et l'opposition à l'interdiction du voile pour les mineures. Elle a également profité de la publication de son ouvrage « Réveillons-nous ! » pour critiquer la méthode d’Emmanuel Macron, qu'elle qualifie de « pouvoir solitaire et vertical ».
À présent, elle se concentre sur « Bâtissons ensemble », une initiative visant à rassembler des citoyens au-delà des clivages partisans. Bien qu'elle évite de nourrir des ambitions présidentielles immédiates, son retrait intervient à un moment clé pour Renaissance, qui doit décider le 12 mai de la méthode de désignation de son candidat pour 2027.







