Le président Emmanuel Macron a affirmé que la France n'a "en aucun cas" été "visée" par cette attaque sur un porte-conteneurs battant pavillon maltais. Ces déclarations ont été rapportées par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, le 6 mai.
"Les tirs qui ont visé le CMA CGM San Antonio témoignent d'une situation toujours aussi périlleuse dans la région", a déclaré Maud Bregeon lors du bilan du Conseil des ministres. Elle a précisé que le navire n’était pas sous pavillon français, mais que la France exprimait sa solidarité envers un équipage de nationalité philippine.
"Ce n'est en aucun cas la France qui a été visée", a martelé Maud Bregeon.
Équipage blessé
Confirmant l'attaque, le groupe CMA CGM a déclaré que son cargo avait été touché alors qu'il naviguait dans le détroit d'Ormuz. La compagnie a indiqué que les membres blessés de l'équipage avaient été évacués et reçus des soins médicaux. Des dégâts importants ont également été signalés sur le navire.
Cette attaque est le quatrième incident survenu dans cette zone stratégique durant les 72 dernières heures, une période où la mise en œuvre du "Projet liberté" de Donald Trump visait à sécuriser la navigation dans le détroit. Ce projet a été "suspendu" pour une durée indéterminée par le président américain, dans l'espoir de parvenir à un accord avec l'Iran.
Les tensions dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle pour le transport de pétrole, ont des répercussions notables sur la situation géopolitique de la région. Des experts du domaine maritime mettent en garde contre l'escalade des hostilités, soulignant que chaque incident pourrait avoir des conséquences lourdes pour le commerce international et la sécurité maritime.
La situation continue de susciter des inquiétudes à l'échelle internationale, alors que les pays concernés surveillent l'évolution des événements de près.







