Le printemps, grâce à ses ponts très fréquentés, augure d'une saison estivale florissante pour le secteur touristique de Chauvigny.
Le lundi matin de Pentecôte, Chauvigny semble calme, presque désertée sous une chaleur écrasante. Au sommet de la ville, les parkings sont vides et les ruelles pittoresques semblent privées de vie. Michel et Pierrette, des retraités du Puy-en-Velay, en profitent pour découvrir la cité médiévale. "Nous avons décidé de visiter le Mont-Saint-Michel et Chauvigny a semblé être un bon point d'arrêt. C'est très agréable ici!" Ils sont arrivés au camping dimanche soir et passent la journée de lundi à explorer.
Dans les cuisines du Saint-Pierre et le Loup, l'effervescence est palpable. Gwendoline, la cheffe, et son apprentie s'affairent en préparant leurs plats. "Nous attendons beaucoup de monde aujourd'hui car peu de restaurants sont ouverts," précise-t-elle. Réouvert il y a deux ans, le restaurant a vu sa saison d'été démarrer dès le printemps. "Les réservations pour Pâques et les ponts de mai ont été excellentes, cela présage une belle suite!"
À la Bigorne, l'enthousiasme est à son comble
Yasmine Petit, responsable d'une crêperie populaire, prépare aussi ses équipes. "Nous avons connu un excellent mois de mai, avec un record de 144 couverts lors du week-end de l'Ascension. La municipalité a également soutenu notre préparation, ce qui a permis d'augmenter notre capacité en terrasse. Nous avons une équipe de 7 personnes prête à répondre à cette demande!"
Une fréquentation en hausse pour les activités locales
Les spectacles comme ceux des Géants du ciel ont également vu une hausse de la fréquentation de 20 % en avril. Simon Thuriet, fauconnier, note une grande affluence, notamment de touristes espagnols, en raison probablement des prix élevés du carburant. "Cela pousse les gens à rester plus près de chez eux!"
Un succès mitigé pour l'hôtellerie
Cependant, la flambée des prix de l'essence se fait sentir dans le secteur de l'hôtellerie. Au Lion d'Or, on évoque une situation préoccupante avec très peu de réservations. "Pour l'instant, nous observons une baisse d'environ 30% de la fréquentation," se désole le propriétaire de la Maison-Rouge. Les craintes demeurent, surtout si les prix à la pompe continuent d'augmenter.







