20 Minutes avec AFP
Le ministre français de l’économie et des Finances, Roland Lescure, a exprimé des préoccupations quant aux droits de douane essentiellement inappropriés que les États-Unis envisagent d’imposer à environ soixante pays, y compris l’Union Européenne et la Chine. Ce jugement a été prononcé lors d'une réunion ministérielle récente à l'OCDE, qui s'est tenue à Paris.
« Ce n'est pas justifié », a affirmé Lescure, répondant à une question des journalistes. Il a auparavant discuté de ce sujet directement avec Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce. Il a souligné la nécessité d'une approche constructive pour faire avancer les relations commerciales.
Une pression croissante sur les échanges internationaux
Les États-Unis ont décidé d’appliquer des droits de douane additionnels à soixante économies, dont le Japon, l’Inde et le Mexique, estimant que celles-ci n'en font pas assez pour combattre l'importation de biens issus du travail forcé. Cette décision découle d'enquêtes commencées en mars par l'administration Trump, en appliquant une loi commerciale datant de 1974 pour réactiver des droits de douane ayant été annulés.
« Pour répondre efficacement, il est essentiel de maintenir le cap et de mettre en œuvre les accords de Turnberry rapidement, afin de créer une visibilité pour nos entreprises », a ajouté Roland Lescure. Sous la pression de Donald Trump, l’Union Européenne avait récemment atteint un compromis provisoire pour mettre en œuvre cet accord, éliminant certains droits de douane en échange d'un plafonnement sur les impôts imposés par Washington sur les produits européens.
Ce compromis a mis un terme aux menaces de Trump d’augmenter les droits de douane sur les véhicules européens de 15 % à 25 % si l'accord n'était pas exécuté sans délai. L’accord commercial conclu en juillet 2025 en Écosse a été vu comme un pas vers une normalisation des relations commerciales à condition que chaque partie respecte ses engagements.







